Retour à l'index du dictionnaire de philosophieACQUIS (lat. acquirere, ajouter à  ce qui est)


Par opp. à innée, désigne tous les caractères d'un être qui, au cours de son existence, viennent s'ajouter à sa nature du fait de l'exercice, de l'expérience ou de l'éducation. Or, l'homme est un être de culture parce qu'il a en lui la faculté d'acquérir. Donc paradoxalement, il faut, plutôt qu'opposer l'inné et l'acquis en l'homme, les définir l'un par l'autre : l'inné est en l'homme faculté d'acquérir (ensemble de possibles qui peuvent ne pas se réaliser), et l'acquis est l'exercice de cette faculté.


Ce qui est acquis se définit par opposition à ce qui est inné(présent à la naissance, qui appartient à la nature d'un être). Pour Descartes, par exemple, l'idée de Dieu est innée, et pour Rousseau, nous avons un sentiment inné de la justice. De la même façon, pour Freud, certaines pulsions sont innées.

ACQUIS. 1° adj. Se dit de ce qu'acquiert l'individu, par opposition à ce qu'il reçoit de naissance. En biologie, on oppose par exemple les caractères acquis (obtenus par l'adaptation au milieu) au patrimoine génétique, qui est inné. Voir Inné.
2° n. m. Ce qui est obtenu définitivement : avoir de l'acquis (du métier, de l'expérience). Les acquis sociaux (conquêtes sociales sur lesquelles on ne saurait revenir).