Retour à l'index du dictionnaire de philosophieARBITRAIRE (lat. arbitrarius, qui dépend de l'arbitre)


Qui ne dépend que de la décision libre des hommes, et n'a pas de justification rationnelle. Ainsi, pour Saussure, les signes linguistiques sont arbitraires car leur choix est immotivé : il n'y a aucun rapport entre le son choisi et le sens visé. En philosophie politique, s'oppose à légitime.


Qui n'est pas justifié, qui dépend du bon vouloir de quelqu'un. On utilise parfois ce terme dans une acception à peu près synonyme de «tyrannique».

Qui dépend de la seule volonté (du libre arbitre) de quelqu'un, plutôt que _ de règles établies par avance. Par extension, désigne les décisions ou les actes qui dépendent du bon vouloir ou du caprice de quelqu'un (un roi, un tyran) plutôt que de la justice ou de la loi.

Se dit d'un pouvoir politique qui agit sans tenir compte de la légalité.

Qui ne dépend pas d'une nécessité naturelle, mais d'une convention.

ARBITRAIRE. 1° adj. Qui dépend de la seule volonté humaine, du «libre arbitre », et non d'une règle ou d'une loi préexistante; qui donc n'a pas à être justifié. Un choix arbitraire. Une valeur arbitraire, donnée par pure convention.
2° adj. Qui dépend du seul bon plaisir d'une personne en position d'autorité (le roi, le ministre, le chef de service). Une mesure arbitraire. Des décisions totalement arbitraires, c'est-à-dire le plus souvent injustes.
3° n. m. Autorité despotique, pouvoir d'un individu ou d'un groupe, qui s'exerce sans frein et sans raison. L'arbitraire du roi, dans une monarchie absolue.


ARBITRAGE. n. m. Règlement d'un conflit entre des personnes ou des groupes dans divers domaines (sportif, social, politique). L'arbitrage du Ministre a permis d'aboutir à un compromis. Décision technique qui permet de trancher entre plusieurs options. Rendre des arbitrages.