Retour à l'index du dictionnaire de philosophieATOMISME

Doctrine matérialiste dont la paternité revient à  Démocrite, qui fut reprise par les épicuriens, et selon laquelle la matière est formée de particules insécables ou atomes.

L'atomisme antique a pour principaux représentants Leucippe, Démocrite, Épicure et Lucrèce. Selon les atomistes, l'univers est constitué d'une combinaison d'atomes circulant dans le vide. Quand la mort survient, c’est une combinaison particulière d'atomes (celle qui constitue un individu) qui se dissout. Seul l'atome est éternel.

La Philosophie de l'atomisme logique La Philosophie de l'atomisme logique est la transcription d'une série de huit conférences que Russell a prononcées à Londres dans les premiers mois de 1918. Ce texte, contemporain des travaux de George Edward Moore, de Ludwig Wittgenstein et de Gottlob Frege, constitue un des actes fondateurs de la philosophie dite «analytique».

Lorsqu'on s'interroge sur la structure intime de la matière, on arrive tôt ou tard à la question de sa divisibilité. Celle-ci est-elle infinie ou limitée ? Pour les atomistes de l'Antiquité, on ne peut fractionner la matière à l'infini : il y a un moment où l'on butte nécessairement sur ses constituants ultimes appelés des atomes. Le mot « atome » vient du grec atomos et signifie « insécable », « indivisible ».
Philosophiquement, l'atomisme défendu par des penseurs comme Démocrite ou, plus tard, Épicure, est une position matérialiste. En effet, la matière s'explique par la matière et non par un autre principe (l'esprit, la finalité, l'Idée, par exemple) ; par ailleurs, elle est également le fondement explicatif de la pensée elle-même qui n'est qu'un épiphénomène. Les atomes sont en nombre infini puisqu'ils s'étendent dans un espace infini, ils sont éternels et incorruptibles. C'est leur combinaison et leur variété qui produisent les différents êtres.
Par extension, on parle parfois d'atomisme en psychologie, lorsqu'on considère la conscience comme la simple juxtaposition d'éléments psychiques discontinus qui nous font passer d'un état à un autre comme on gravit les marches d'un escalier.