Retour à l'index du dictionnaire de philosophie BEAU (lat. bellus, charmant)

Adj. Désigne ce qui, dans un être ou un objet, est susceptible de procurer un sentiment de plaisir à celui qui le contemple. Cependant, selon Kant, contrairement au plaisir lié à ce qui est simplement agréable, le plaisir est désintéressé et universel. Dire qu'une chose est belle, ce n'est pas simplement dire qu'elle nous plaît, mais supposer au contraire que tout autre homme pourrait éprouver le même plaisir que nous, et appeler cette universalité de ses voeux.
Subst. Ainsi, le beau est la valeur à laquelle se réfère tout jugement. Il est défini par Kant comme « ce qui plaît universellement sans concept ».


Pour Platon, ce terme équivaut à la vérité, la justice, c'est-à-dire ce principe - connaissable - d'où découlent tous les autres principes sur lesquels repose l'harmonie de l'univers, des choses, des êtres, de l'âme. Il équivaut à l'«essence des essences» ou bien encore (selon les textes) au «souverain bien». «On n'engendre que dans le beau», dit Platon. Cela vaut autant pour la génération des êtres que pour la génération des idées. L'amour est une puissance qui inspire l'âme. L’inspiration (don des dieux) est aussi la source de la philosophie.