Retour à l'index du dictionnaire de philosophieCONSCIENCE

Gén. On distingue :
Conscience première ou spontanée : impression immédiate (plus ou moins claire) qu'a l'esprit de ses états.
Conscience seconde ou réfléchie : capacité proprement humaine de faire retour sur cette première impression. La conscience réfléchie permet l'analyse et le jugement . Par elle, l'Homme se constitue comme sujet distinct de ses états psychologiques. La conscience, par cette possibilité de se réfléchir, est donc toujours conscience de soi en même temps que conscience de quelque
Mor. La conscience morale est la conscience du bien et du Mal ; capacité de porter des jugements normatifs (de comparer ce qui est et ce qui doit être). La conscience me dicte mes devoirs et me fait éprouver remords ou satisfaction quant à  mes actes passés. « La conscience est la raison pratique représentant à  l'homme son devoir. » (Kant).


La conscience est la connaissance (conscientia en latin) que l'on a de notre existence, de nos sensations et de nos pensées en général. Cette connaissance peut être plus ou moins claire selon le degré de contention auquel l'esprit parvient, elle est aussi proportionnelle à la complexité de l'objet qui vient l'habiter.
L'activité de la conscience suppose une mise à distance de soi par rapport à soi et vis-à-vis du monde. Quand quelqu'un prend conscience de son plaisir par exemple, il s'en distingue nécessairement pour se penser comme un sujet affecté par une émotion agréable. De la même manière, avoir conscience d'une pensée implique qu'on s'en sépare en tant qu'elle est l'objet intellectuel par lequel le sujet pensant est informé. On tient là le caractère fondamental de la conscience, ce que Husserl appelle l'intentionnalité, autrement dit, le fait qu'elle soit toujours conscience de quelque chose. Cette visée intentionnelle, caractéristique de son activité, fait que la conscience ne se laisse pas enfermer dans un « en-soi » clos, elle est toujours un « pour-soi » qui diffère de son contenu en opérant un retour réflexif sur lui. Ainsi, une conscience qui ne pourrait s'arracher à son objet serait tout simplement incapable d'en avoir l'aperception.
La conscience désigne également le principe qui nous fait distinguer le bien du mal ; on parle alors de conscience morale en tant qu'instance indiquant à l'homme son devoir. Enfin, se pose le problème des limites internes de la conscience avec les travaux de Freud qui remettent en question la conception classique d'une vie psychique intégralement transparente à elle-même.

1. CONSCIENCE ET Inconscient

 

 

« II faut (...) voir dans l'inconscient le fond de toute vie psychique. L'inconscient est pareil à un grand cercle qui enfermerait le conscient comme un cercle plus petit « (Freud, L'Interprétation des rêves,1900).

 

 

En refusant de considérer que tout le psychique est conscient, le freudisme s'oppose à la tradition léguée par le cartésianisme. Descartes soutenait, en effet, qu'« il ne peut y avoir en nous aucune pensée de laquelle dans le moment qu'elle est en nous, nous n'ayons une actuelle connaissance « (Réponses aux quatrièmes objections, 1641).

 

 

Spontanément, l'individu « se sent souverain de sa propre âme « (Freud, Essais de psychanalyse appliquée, 1924) — mais ce, au prix d'une « prétention intenable « scientifiquement(Métapsychologie, 1915).

2. LES DEUX TOPIQUES FREUDIENNES

Freud a présenté successivement deux descriptions « topiques « (du grec : topos, lieu) de l'appareil psychique.

 

 

  1. « Dans le ça, s'agitent nos pulsions primitives ; et tous les processus qui s'y déroulent demeurent inconscients « (Freud, Moïse et le monothéisme, 1939) ; le ça est régi par leprincipe de plaisir ;
  2. les deux autres instances — le moi (= pôle « défensif « de la personnalité) et le surmoi (=intériorisation des exigences et des interdits parentaux) — sont des modifications du ça devant la réalité.

 

N.B. : moi et surmoi sont en grande partie inconscients.

 

3. LES ACTES MANQUES

 

 

 

1916-1917).

 

 

en effet, les secrets les plus intimes d'un individu.

 

Leur apparente bizarrerie vient de ce qu'ils « résultent de l'interférence de deux intentions différentes «(Ibid.).

 

 

4. LE REVE

 

 

 

5. LES NEVROSES