Retour à l'index des Conseils méthodologiquesBIEN GÉRER SON TEMPS


« Empare-toi de ton temps. » Sénèque

Les sportifs (rugbymen, footballeurs...) le savent bien, pour gagner une rencontre en temps limité, il faut apprendre à bien gérer ses efforts et son temps. Pour des raisons à la fois matérielles et pédagogiques, les épreuves du baccalauréat se font en temps limité (3 ou 4 heures suivant les sections), et, le jour de l’examen, il ne faut pas espérer bénéficier du moindre petit « rajoutis » de temps. Il est donc important de faire bon usage du temps qui vous est imparti.

Toutefois, s’il n’est pas possible de donner des conseils très précis, chaque candidat ayant son rythme propre, nous donnerons à titre indicatif dans les conseils spécifiques de méthode des indications sur ce point important.


APPRENDRE A CONNAÎTRE QUI VOUS CORRIGE


Si un examen, un concours, voire une simple épreuve « sur table », peuvent représenter un moment important de la vie d’un individu, rédiger une dissertation même en philosophie n’est pas écrire l’œuvre de sa vie. On veut, et c’est bien compréhensible, se montrer sous son meilleur jour. On se dit qu’il faut faire voir au correcteur, juge supposé de ses capacités intellectuelles, voire morales, qu’on est « quelqu’un de bien », qu’on « pense bien », qu’on a « de bonnes idées », etc. Et puisqu’on croit qu’il s’agit de parler de soi, rien n’est alors plus tentant que de laisser s’exprimer la fibre sentimentale. Et voilà comment les copies se remplissent de véritables professions de foi démocratiques - s’il s’agit d’un sujet ayant trait au domaine politique -, du récit de prétendues expériences esthétiques digne des extases mystiques - s’il est question d’art... Tout cela dans le but, à peine masqué, de séduire son lecteur-correcteur !

Il ne faut pas oublier que vous vous adressez non pas à des juges qui vont estimer votre personne, mais à des enseignants, qui, chaque année, forment un nombre important de bacheliers, qui ont souvent derrière eux une longue expérience de jury d’examen et qui savent ce qu’on est en droit d’attendre d’un candidat moyen. Ajoutons qu’ils sont « fatigués » parce qu’ils ont dû préparer leurs élèves à l’épreuve. Le correcteur attend donc du candidat qu’il ne rende pas son travail plus pénible encore !

Le candidat doit savoir aussi que le temps moyen qu’un correcteur peut consacrer à chaque copie est bref, compte tenu des délais dont il dispose et, il faut bien l’avouer, de la faible rétribution d’un travail assez fastidieux. Enfin, il n’y a pas au baccalauréat de double correction, un système de péréquation par sujet et par académie venant corriger les éventuels écarts de moyenne entre les différents jurys.

TRAVAILLER PENDANT L'ANNÉE !


Suivant les sections, le temps que l’on peut consacrer à la philosophie est variable. Ne pas hésiter à prendre un peu sur ses loisirs pour étoffer ses connaissances.

> En début d'année, quand la curiosité philosophique est encore vive et que la charge de travail n’est pas encore trop grande, le mieux est de prendre l’habitude de feuilleter des manuels, de réfléchir sur les notions qui paraissent les plus intéressantes et d’alimenter cette curiosité par des lectures, même partielles, des ouvrages philosophiques qui paraissent les plus accessibles et les plus lisibles.

> Pendant l'année, écouter attentivement le cours du professeur. Si le cours paraît confus ou ennuyeux, ou si le « courant ne passe pas », il peut être tout à fait profitable, voire nécessaire, de poser des questions, ce qui le rendra d’autant plus vivant, le professeur n’ayant plus l'impression de prêcher dans le désert.

> En fin d'année, ne pas céder à la panique parce qu’on a l’impression de ne pas «avoir fait le programme». Si des notions dudit programme n’ont pas du tout été abordées ou si elles ont été l’objet d’un traitement « en diagonale », la plus mauvaise des réactions serait de vouloir tout couvrir sans discernement ; la peur de se trouver sans connaissances au jour J ne doit pas alimenter le fantasme néfaste de celui qui veut tout savoir. Savoir se limiter, faire confiance à ses capacités d’analyse et de réflexion, travailler la méthode, tels sont les « fondamentaux de l’élève sérieux ».