Retour à l'index des Conseils méthodologiquesRÉDIGER LA PARTIE CRITIQUE

Cette partie vise, en discutant les thèses du texte - en particulier son idée directrice -, à bien mettre en valeur son intérêt philosophique. C’est en quelque sorte un petit essai personnel qui prend le texte pour sujet. Les conseils donnés plus haut pour la rédaction de la dissertation (1er et 2e sujets) sont donc ici pour la plupart valables.

• Ce qu'il faut éviter

> Construire une dissertation qui ne se réfère jamais au texte qui vient d’être étudié. Cette maladresse, fréquente, signifie qu’on n’a pas tenu compte de ce qui est explicitement exigé; de plus, elle donne l’impression que l’étude du texte était au fond inutile.

> Répéter ce qui vient d’être exposé.

> Donner son opinion personnelle sur les thèses et idées philosophiques du texte, c’est-à-dire manifester son accord ou son désaccord en utilisant des formules comme « À mon avis... ». C’est oublier qu'« il n'existe pas d'opinions philosophiques » (Hegel), parce qu'une idée est philosophique lorsqu’elle est ainsi argumentée que toute pensée peut la comprendre et la faire sienne.

• Quelques conseils

> Explicitez la ou les questions que vous suggère la thèse centrale du texte, puis efforcez-vous de répondre à ces questions de manière ordonnée et informée.

Autrement dit:

> Il faut ajuster attentivement sa réflexion au(x) problème(s) posé(s).

> On peut montrer ici comment les positions du texte s’inscrivent dans la philosophie de leur avenir, si on la connaît.

On peut également montrer à quelles thèses philosophiques ou non philosophiques s’opposent les idées du texte étudié.

> On peut mettre en évidence les présupposés sans lesquels la thèse de l’auteur ne peut être soutenue, et/ou les conséquences qu’elle implique sur un plan théorique et/ou pratique (politique, moral, etc.).

Plus généralement, on organisera une réflexion critique - ce qui ne veut pas dire nécessairement dépréciative - sur les thèses centrales du texte. Selon la nature de celles-ci et les références philosophiques dont dispose le candidat, cette seconde partie prendra des formes différentes.

Remarque

Le sujet-texte ne diffère donc pas radicalement du sujet-question : dans les deux cas, il s’agit d’abord de bien comprendre un énoncé pour parvenir à organiser une réflexion sur un problème précis.