1. PREPARATION PSYCHOLOGIQUE ET PHYSIQUE


Psychologique.


a) Avant l'examen.
• Les épreuves débutant généralement un peu avant la mi-juin, vous tâcherez de planifier vos révisions dès le début du mois d'avril.
• Prenez d'abord une vue synthétique de ce que vous devez réviser dans chaque discipline ; puis établissez-vous un emploi du temps détaillé (ex. : tel jour 2 heures d'histoire pour mettre en fiche tel chapitre + 1 heure de mathématiques pour faire tant d'exercices ; le jour suivant : 2 heures de philosophie pour revoir telle notion ou pour s'entraîner à construire 3 ou 4 plans de dissertation ; etc.).
• Considérez la dernière semaine de révisions comme l'occasion d'une récapitulation de ce que vous aurez déjà revu : il ne sert de rien d'accumuler frénétiquement des connaissances jusqu'au dernier moment.
D'une façon générale, un travail régulier et méthodique a pour effet de diminuer notablement la tension nerveuse.
• Deux ou trois jours avant l'examen, allez éventuellement repérer la disposition des lieux dans lesquels vous serez appelé(e) à « plancher«.


b) Le jour de l'examen.
Accordez-vous une bonne marge de sécurité lorsque vous calculez le temps qui vous sera nécessaire pour votre trajet. Tâchez d'être présent au moins un quart d'heure avant l'heure à laquelle débuteront les épreuves.


Physique.


Soyez en forme.
Evitez le surmenage — au moins la veille de l'examen. Une nuit complète suivie d'un solide petit déjeuner constitue à sa façon un gage de réussite. Munissez-vous, en outre, de quelques morceaux de sucre pour mieux vous prémunir contre la fatigue et la faim.


2. POTENTIEL CULTUREL A EXPLOITER


Savoir utiliser ses connaissances philosophiques.


Préparer un examen ne consiste pas seulement à tâcher d'engranger dans la mémoire un maximum de connaissances. Il faut aussi et surtout s'entraîner à utiliser au mieux ce que l'on sait.


Ce conseil général vaut tout particulièrement en philosophie.

Savoir utiliser sa culture générale.


Vous pourrez, en outre, faire appel à des sources moins immédiatement scolaires pour illustrer votre devoir.
Vous disposez fatalement, en effet, d'un certain nombre de références :
— littéraires (= les livres que vous avez lus) ;
— cinématographiques (= les films que vous avez vus) ;
— politiques (journaux, reportages télévisés) etc. ;
toutes susceptibles d'alimenter votre réflexion.
Tout, ou presque, est « récupérable « — à condition de savoir l'intégrer au développement du sujet.


3. CONNAISSANCE DU PROGRAMME ET REFLEXION PERSONNELLE


Pas de « questions de cours «.


Les instructions officielles sont catégoriques à ce sujet : « il ne semble pas que l'interrogation doive jamais être, dans la classe de philosophie, une simple récitation de la leçon «. En philosophie, à l'oral comme à l'écrit, il ne saurait jamais y avoir de question de cours.
En philosophie, comme dans les autres disciplines, un bon devoir suppose néanmoins — outre une certaine habileté à exposer sa pensée
— une culture philosophique minimale. Ni cette culture, ni même cette habileté, ne sont des qualités innées, qu'on aurait ou qu'on n'aurait pas dès avant le premier cours de philosophie.


Deux choses à éviter.


a) Réciter son cours.
b) Ne pas construire de plan : cela conduit toujours à une note médiocre.
 

Ceci signifie que le problème essentiel en philosophie consiste à savoir utiliser ses connaissances générales, de façon à en faire passer une certaine quantité dans le cadre d'un plan original — dans le moule d'une réflexion personnelle.