Retour à l'index du dictionnaire de philosophieEMPIRISME (gr. empeiria, expérience ).

Empirisme
Théorie philosophique de la connaissance soutenant que celle-ci provient des données de l'expérience sensible. Locke, Condillac, Hume sont des représentants de l'empirisme classique. Au début du XXe siècle, les philosophes et scientifiques réunis au sein d'un groupe nommé le Cercle de Vienne (Carnap, Neurath, Gödel, etc.) défendirent une variante de l'empirisme nommée empirisme (ou positivisme) logique : seules peuvent être déclarées vraies selon eux les connaissances a priori de la logique et les connaissances empiriques, c'est-à-dire susceptibles d'une vérification expérimentale. Leur mot d'ordre fut le rejet des jugements synthétiques a priori théorisés par Kant dans la Critique de la raison pure.

Philosophie ou théorie de la connaissance qui affirme que la seule source de connaissance est l'expérience sensible.


L'empirisme est le nom générique des doctrines selon lesquelles toutes nos connaissances dérivent de l'expérience .

Doctrine philosophique selon laquelle la connaissance humaine dérive tout entière de l'expérience.

Doctrine qui trouve son origine chez Locke, lequel écrit, dans son Essai philosophique concernant l'entendement humain: «Supposons qu'au commencement, l'âme est ce qu'on nomme une table rase vide de tous caractères, sans aucune idée quelle qu'elle soit. Comment vient-elle à recevoir des idées ? ( ...) D'où puise-t-elle ces matériaux qui sont comme le fond de tous les raisonnements et de toutes les connaissances? A cela, je réponds en un mot, de l'expérience.»

Doctrine, théorie selon laquelle nos connaissances ont pour origine l’expérience, donc les sens, et qui récuse par conséquent tout principe non dérivé de l'expérience. L'empirisme s'oppose à l’idéalisme.

Rationalisme/empirisme Ces deux doctrines sont traditionnellement opposées. Les rationalistes (Descartes, Spinoza, Leibniz, Hegel ( pensent que la raison peut discerner la vérité directement, sans recours à l'expérience. Les empiristes (Bacon, Hobbes, Locke, Hume pensent le contraire).

Empiriste Partisan de l'empirisme, c'est-à-dire d'une théorie de la connaissance fondée sur le principe que toutes nos idées nous viennent des sens et de l'expérience.

EMPIRISME. n. m. Système philosophique qui fait de l'expérience la source unique de toute connaissance : il n'existe pas d'idées en soi dans l'esprit humain ; les facultés intellectuelles elles-mêmes se construisent par le contact de nos sens avec le monde extérieur. L'empirisme s'oppose à toutes les formes d'idéalisme philosophique. Il a notamment inspiré des philosophes du XVIII° siècle, les Anglais Hume et Locke en particulier. Aux partisans de cette doctrine correspond l'adjectif empiriste.
Par extension, on nomme parfois empirisme une attitude qui consiste à se méfier des théories et à ne s'appuyer que sur l'expérience pour trouver des solutions, mettre en oeuvre des méthodes, etc. Aux partisans de cette attitude correspond l'adjectif empirique (sens n° 2). Voir aussi: Pragmatisme.


Dérivé du grec emperia, l'« expérience », l'empirisme est une doctrine philosophique qui affirme que l'ensemble de nos connaissances provient intégralement de l'expérience et qu'elle s'y réduit de la même façon. D'après cette position, tout ce que nous savons et tout ce que nous pouvons savoir est absolument déterminé par les informations de nos sens et les habitudes de pensée qui en découlent. Notre raison et les concepts qu'elle façonne n'échappe pas à ce principe, ce qui permet à certains empiristes d'affirmer que l'esprit est originellement comme une « table rase », une sorte de feuille vierge dépourvue de la moindre idée innée (John Locke). Ainsi, par exemple, l'idée de causalité n'a aucune valeur a priori, elle n'est que le produit d'un automatisme intellectuel qui nous fait associer un phénomène à des causes dont il dépendrait nécessairement alors que cette liaison n'a rien de nécessaire en soi (David Hume). Au contraire, le rationalisme considère que l'esprit peut tirer de lui seul des connaissances, indépendamment de l'expérience.