Retour à l'index du dictionnaire de philosophieÉPISTÉMOLOGIE (gr. épistémelogia, discours sur les connaissances).


Étude des méthodes scientifiques et réflexion sur la scientificité. Cette définition de l'épistémologie comme théorie de la science et des sciences est étendue dans le monde anglo-saxon à l'étude des processus de la connaissance en général : l'épistémologie signifie alors aussi la théorie de la connaissance.

Étude critique de la connaissance scientifique, de ses méthodes, de ses principes, de sa valeur et de sa portée. Cette étude constitue une partie de la philosophie. Ainsi, par exemple, Bachelard, qui a cherché à déterminer les conditions du progrès scientifique, peut être considéré comme un épistémologue.

L'épistémologie est l'étude des sciences (epistémè en grec). Quand la pensée se pose des questions sur les phénomènes pour en saisir les lois qu'elle passe ensuite au crible de l'expérimentation, elle est scientifique. Quand elle s'interroge sur la manière dont elle se constitue comme science, elle s'ouvre à l'épistémologie. Il est possible de distinguer quelques grands champs d'investigation dans ce domaine. L'épistémologie peut s'intéresser à l'évolution historique de la science (comment est-on passé d'un modèle explicatif à un autre, par exemple, du géocentrisme à l'héliocentrisme ?), ou à l'examen critique de sa valeur (quels sont les présupposés ou les limites d'une position scientifique ?), ou encore, s'interroger sur les conditions mêmes de notre connaissance (par exemple ici, l'opposition entre l'empirisme et le rationalisme).


« Théorie de la science », l'épistémologie est réflexion sur la science, interrogation sur ses fondements, ses structures, ses méthodes (comment procède l'esprit scientifique), son développement (son histoire) et surtout ses conditions de validité (elle est alors une discipline critique).

Philosophie des sciences. Étude critique des principes et des méthodes des diverses sciences.

Discipline qui prend la science (ou les sciences) pour objet et, selon Jean Piaget, doit être «l'étude du passage des états de moindre connaissance à ceux de connaissance plus poussée».

Etude de la manière dont la science en général ou une science en particulier est constituée. Plus particulièrement, étude philosophique des problèmes logiques, psychologiques impliqués dans la science ou dans la connaissance au sens large.

Discipline qui prend la science pour objet et qui s'efforce de regrouper: 1) la critique de la connaissance scientifique; 2) la philosophie des sciences; 3) l'histoire des sciences. Dans la philosophie anglo-saxonne, épistémologie est synonyme de «théorie de la connaissance» et Karl Popper justifie cette acception en faisant remarquer l’étroite connexion des deux disciplines.

Du grec "épistémé", science. Étude critique des sciences, destinée à évaluer Leur légitimité, leur valeur et leur portée.

Épistémologue Philosophe qui s'intéresse à l'histoire des sciences, leur évolution, leur méthode. L'épistémologie est donc une réflexion sur la constitution de la connaissance scientifique.

ÉPISTÉMOLOGIE. n. f. (du grec épistêmê, «science» et logos, «discours, étude »). Partie de la philosophie qui étudie la valeur des sciences comme moyen de connaissance. Cette étude comprend l'histoire des sciences et de la formation de l'esprit scientifique, l'examen critique en particulier de la « scientificité » des sciences humaines. Plus généralement, l'épistémologie est l'étude des processus de la connaissance même, des conditions de sa validité, des rapports du sujet (qui connaît) à l'objet (qui doit être connu), etc. Michel Foucault a désigné du terme d'épistémê la configuration des divers savoirs propres à une société donnée, à une époque donnée, laquelle sert de base (et de limitation) aux manifestations de la pensée humaine dans cette époque.