Retour à l'index du dictionnaire de philosophieFINALITÉ. On distingue finalité intentionnelle et finalité naturelle. La finalité intentionnelle caractérise un acte qui met en ouvre de façon consciente les moyens nécessaires à  la réalisation d'un but. La finalité naturelle se définit comme convenance et adaptation des moyens à  une fin, en particulier chez les êtres vivants, s'agissant de la finalité des organes. Or, on peut encore distinguer à  l'intérieur de la finalité naturelle la finalité externe et la finalité interne. La finalité externe est « ce par quoi une chose dans la nature sert à  une autre de moyen en vue d'une fin » (Kant). La finalité interne a pour fin l'être même dont les parties sont considérées comme moyens (par ex., un organisme vivant).

Caractère de ce qui tend vers un but. Adaptation des moyens à une fin, des organes à la satisfaction des besoins.

Caractère de ce qui est pourvu d'une fin, d'un but.

But, fonction, ce à quoi quelque chose est destiné.

FINALITÉ. n. f. 1° But poursuivi, «fin» au sens n° 2. Quelle est la finalité de cette politique ? On notera que le mot finalité englobe l'ensemble des significations des termes « but », « objectif » ou «fin» : la finalité, c'est cet ensemble ordonné qui est orienté vers une fin. Les buts, les objectifs peuvent être précis, à court terme; la finalité est la visée qui les dépasse et les unifie.
2° Au sens philosophique, la finalité est le fait d'être organisé selon un dessein, une fonction donnée. Le corps fonctionne de telle sorte qu'il tend sans cesse vers sa survie : c 'est là sa finalité. La croyance dans un monde gouverné par une finalité supérieure constitue alors le finalisme. Voir ce mot.

Finalité intentionnelle Caractère de ce qui tend vers un but de façon consciente et qui procède à l'agencement des moyens afin de réaliser ce but.

Principe de finalité Tout agent agit en vue d'une fin.

Finalité
Caractère de tout ce qui possède une fin (au sens de but ultime), ou principe au nom duquel on explique l'ensemble des phénomènes dont on pense qu'ils ont une fin, comme les phénomènes naturels selon Aristote. Une dimension de finalité est souvent attribuée en effet à la nature, ou au vivant : on appelle finalisme la doctrine qui aborde systématiquement la nature ou une partie de celle-ci en y inscrivant de telles dimensions de finalité. Mais une action peut avoir elle aussi une finalité intentionnelle : c'est alors le but ultime que l'on poursuit de façon consciente. En revanche, une théorie de l'Histoire envisageant celle-ci comme un développement finalisé semble impliquer que cette finalité soit intentionnelle (l'intention divine donnant une direction à l'Histoire ou l'intention de l'Histoire elle-même, par exemple) sans être forcément consciente chez les acteurs apparents de l'Histoire que sont les hommes. Certains philosophes, comme Spinoza, ont dénoncé le principe même de la finalité comme étant une illusion.