Retour à l'index du dictionnaire de philosophieHÉDONISME (gr. hèdonè, plaisir)

Historiquement, la doctrine des cyrénaïques puis d'Epicure, qui fait du plaisir le souverain bien». Puis, plus généralement, toute doctrine qui fait du plaisir la norme de l'activité humaine. A distinguer de l'eudémonisme.

Doctrine selon laquelle la finalité de l'homme est la recherche du plaisir.

Du grec, hêdonê, «plaisir». Doctrine est la recherche de la satisfaction et selon laquelle le but de la vie humaine des plaisirs.

Doctrine philosophique privilégiant le plaisir, contre les morales traditionnelles du renoncement et de l'effort.

Du grec hêdonê, «plaisirs. Doctrine selon laquelle le plaisir sensuel est le but de la vie.

La doctrine hédoniste, qui considère que le plaisir est le souverain bien, fut incarnée par l'école des Cyrénaïques, fondée vers 390 av. J.-C. par Aristippe de Cyrène.

HÉDONISME. n. m. (du grec hêdonê, «plaisir»). 1° Philosophie qui fait du plaisir le principe ou le but de toute existence. L'épicurisme est un hédonisme. Comme l'épicurisme, l'hédonisme, au sens philosophique, n'est pas une attitude de recherche effrénée des plaisirs matériels : c'est une morale fondée sur une gestion saine du plaisir, centrée sur la recherche du bonheur comme équilibre. En ce sens, l'hédonisme est proche de cette autre philosophie qu'on nomme l'Eudémonisme (selon lequel le but de toute action est le bonheur, souverain bien).
2° Au sens courant, attitude de recherche immédiate du plaisir, de la satisfaction. L'hédonisme du petit enfant. L'hédonisme publicitaire. La société de consommation repose sur une sorte d'hédonisme économique : consommer serait le bonheur suprême de chaque individu et le moteur de la vie collective.

L'hédonisme est la doctrine philosophique qui fait de la recherche du plaisir le but ultime de l'existence et de sa conquête, le souverain bien. Trop souvent réduit à son expression la plus vulgaire, l'hédonisme ne consiste pas à se livrer à une quête effrénée et démesurée de toutes les formes de jouissance sensuelles possibles. Bien au contraire, il constitue une éthique et repose sur une rationalisation des plaisirs limités à la satisfaction des désirs qui correspondent à notre nature et à ses besoins réels mais surtout, qui ne nous entraînent pas dans la spirale de l'excès.
Épicure est le philosophe qui a le plus développé cette approche apologétique du plaisir constamment traversée par une obsession d'équilibre. Soucieux de réhabiliter la sensation comme principe de connaissance, il recommande aussi de s'en remettre à elle pour la recherche de la vertu dont le plaisir est un indicateur et non un adversaire. C'est toutefois essentiellement comme absence de douleur qu'il est envisagé. Dès lors, le bonheur est aisé à atteindre puisqu'il réside dans la satisfaction des plaisirs les plus simples et dans l'évitement de la souffrance.

Hédonisme
Forme de morale eudémoniste, affirmant que le bien final est le bonheur, qui définit ce dernier par le plaisir. Les philosophes grecs dit « cyrénaïques » défendirent une première forme d'hédonisme, avant Épicure qui insista sur la mesure vertueuse qu'il faut observer dans la recherche du plaisir. Un hédonisme moderne existe également sous la forme de l'utilitarisme défendu par Jeremy Bentham (1748-1832) : le bien est défini par l'utilité, le moteur des actions humaines est la satisfaction des intérêts personnels. Une arithmétique générale des plaisirs et des peines devrait alors permettre de penser le bonheur commun.