«Maintenant que nous savons que l'âme est immortelle, il n'y a pas pour elle d'autre moyen d'échapper à ses maux et de se sauver que de devenir la meilleure et la plus sage possible. » Platon, Phédon (Ive siècle av. J.-C).


· La vanité de la vie d'ici-bas impose, si l'on veut pouvoir fonder le sens de l'exis¬tence humaine, de dissocier entre deux modalités d'existence: le corps d'un côté, l'âme de l'autre. C'est ce que fait Platon. Distinguer le corps et l'âme permet de distinguer entre l'aspect fini (limité) de l'existence humaine, et son aspect infini, qui lui permet de participer à l'éternité du temps.
· Il ne faut donc pas craindre la mort, mais il faut craindre que l'âme parte mal éduquée vers l'au-delà, car elle risque alors d'errer indéfiniment au lieu de parve¬nir rapidement à la contemplation heureuse des Idées éternelles. Cette conception de l'au-delà indique que la seule activité qui ait un sens dans la vie est l'éducation et la recherche de la sagesse, c'est-à-dire la philosophie.