Retour à l'index du dictionnaire de philosophiePOSITIVISME. Philosophie issue d'Auguste Comte (milieu du XIXe siècle) qui affirme que la connaissance scientifique représente la maturité de l'esprit humain. Dans son Cours de philosophie positive, Auguste Comte affirme que l'humanité a connu trois états théoriques différents : l'état théologique ou fictif, l'état métaphysique ou abstrait, l'état scientifique ou positif. Ainsi, il y a d'abord eu des explications théologiques du monde (par exemple : le vent conçu comme un caprice des Dieux). Puis les Dieux furent remplacés par des forces abstraites et on eut l'explication métaphysique (par exemple : la tempête expliquée par la « vertu dynamique » de l'air). Enfin l'explication moderne, positive, scientifique. Cette dernière renonce aux recherches absolues sur le pourquoi ultime des choses et se limite à la description du comment. Il s'agit de découvrir les lois qui régissent les phénomènes. Par extension, le positivisme désigne toute doctrine qui affirme que le progrès de la connaissance et le progrès social dépendent exclusivement de celui des sciences.


POSITIVISME.
n. m. (du mot positif, dans son sens ancien et philosophique : «qui s'appuie sur les faits, qui est donné par l'expérience »).
1° Philosophie d'Auguste Comte (1798-1857). Celui-ci distingue trois étapes dans la progression de l'esprit humain : l'état théologique (l'homme explique le monde par des «agents surnaturels» qui interviennent arbitrairement, par des dieux ou par un Dieu), l'état métaphysique (l'homme explique le monde par des entités, des idées, des notions abstraites : il interprète au lieu d'observer) et l'état positif (renonçant à l'ontologie et à la métaphysique, l'esprit humain étudie uniquement les phénomènes objectifs et en tire des lois scientifiques). Cette dernière étape conduit en particulier à étudier les phénomènes humains, les sociétés, en s'appuyant uniquement sur les faits et sur leur examen par les méthodes de la science. Aussi le positivisme d'Auguste Comte est-il à l'origine de la sociologie moderne.
2° Toute attitude qui récuse les a priori métaphysiques et fonde la connaissance sur l'observation des «faits positifs », sur l'expérimentation, sur la science. Cette attitude prévaut en particulier dans les domaines qui, traditionnellement, échappent à la science. Le positivisme débouchera sur le scientisme, qui prétend tout expliquer par la science et conduire par elle seule l'humanité au bonheur.

 

Positivisme Philosophie d'Auguste Comte et, par extension, toute philosophie qui privilégie la connaissance scientifique et combat la métaphysique.

 

Positivisme Doctrine fondée par Auguste Comte, selon laquelle on ne peut connaître que ce qui est scientifiquement observable.

 

Positivisme Doctrine d'Auguste Comte et de ses disciples, selon laquelle l'esprit «positif» doit se borner à observer des faits et à rechercher des lois, sans se  préoccuper du pourquoi ou de l'essence des choses. La connaissance est donc scientifique, et elle s'appelle «sociologie» (mot inventé par Comte) lorsqu'elle s'applique à la société.

 

Positivisme juridique Doctrine philosophique et juridique, dont Hans Kelsen, juriste américain d'origine autrichienne (1881-1973),  est l'un des représentants, selon laquelle il n'est rien - ni principe moral ni droit naturel - au-dessus des lois effectivement instituées à l'intérieur d'une société donnée.

 

Néopositivisme scientiste Le néopositivisme est une doctrine qui est née dans la première moitié du XXe siècle (Carnap, Popper) et selon laquelle seule l'analyse logique permet de distinguer les discours scientifiques des discours non scientifiques. Le néopositivisme considère aussi les sciences exactes comme seul modèle valable de connaissance; c'est pourquoi on lui accole ici "épithète de «scientiste».

 

«Positivité du discours» Formule qui évoque l'existence de critères objectifs pour que le discours soit possible (on dira, par exemple, de deux hommes de science que leurs recherches aboutissaient à «la même chose» en se plaçant «au même niveau» qu'eux).

 

Positiviste Qui affirme que seule compte la recherche des lois par les sciences, et que les questions métaphysiques (Dieu, l'origine de la connaissance, l'âme...) sont sans valeur.

 

En un sens général, le positivisme désigne toute forme de pensée considérant que la science expérimentale reliée à la mathématique est la seule approche rigoureuse de la réalité. Les sciences physiques constituent ici un modèle de clarté et d'exigence épistémologique.
Plus spécifiquement, le mot positivisme est un néologisme employé par Auguste Comte pour qualifier sa doctrine. « Positif » renvoie alors essentiellement à un état et à une méthode. Un état, parce que après un stade théologique expliquant le monde de manière surnaturelle, puis un stade métaphysique faisant appel à des idées et des forces abstraites (la substance, l'âme, par exemple), l'humanité parvient progressivement à un stade positif visant le comment des choses et non leur pourquoi. L'état positif veut saisir les lois à l'oeuvre dans les phénomènes, en tant que rapports nécessaires dérivant de la nature des choses. Il implique donc une méthode limitée à la stricte observation des faits, mis en relation entre eux. Le positivisme peut se pervertir en scientisme et en idéologie lorsqu'on estime que la science est à même de résoudre toutes les questions de l'humanité.


Positivisme
Doctrine développée par Auguste Comte au XIXe siècle et soutenant que l'esprit positif, c'est-à-dire scientifique, doit nécessairement supplanter les explications théologiques et métaphysiques du monde (théorie des trois états de Comte : théologique, métaphysique, positif). L'ambition de ruiner la métaphysique sera reprise dans les années 1920-1930 par le Cercle de Vienne, un groupe de philosophes et de scientifiques qui développa un positivisme (ou empirisme) logique, ramenant la vérité aux seules lois logiques et aux propositions vérifiables expérimentalement. Par extension, le terme est passé dans le langage courant pour désigner une confiance absolue accordée au progrès scientifique pour expliquer les phénomènes.