Retour à l'index du dictionnaire de philosophiePROVIDENCE (lat. providentia, prévoyance divine). Action sage de Dieu qui oriente le cours des événements selon des fins qu'Il a voulu. Malebranche distingue la providence générale, ou création du monde selon un plan préétabli, de la providence particulière par laquelle Dieu « remédie par des miracles aux désordres qui arrivent en conséquence de la simplicité des lois naturelles ». Le providentialisme est le finalisme de ceux qui croient à  la providence.

PROVIDENCE. n. f. (du latin providere, «pouvoir »).
Sens religieux : sagesse suprême de Dieu, qui gouverne et organise tout ce qui se passe et, en particulier, pourvoit aux nécessités des hommes. Dans ce sens, la providence prend parfois un P majuscule. Pour le croyant, la Providence est toujours bénéfique, même si parfois elle le met à l'épreuve : c'est après coup qu'il se rend compte que cette épreuve, finalement, s'est transformée en bien. L'idée de Providence pose le problème de la liberté humaine : les situations vécues par le croyant sont pour lui l'effet de la Providence; il reste néanmoins à sa liberté le soin d'y opérer les meilleurs choix.
Sens courant : événement ou personne qui arrive à point nommé (comme tombant du ciel) pour sauver une situation critique. Il ne pensait qu'aux sports; il s'est cassé la jambe ; cela l'a obligé à réviser ses examens et à les réussir : quelle providence ! Ce personnage a été ma providence. Un événement providentiel.