Retour à l'index du dictionnaire de philosophieSYLLOGISME (gr. sullogismos, calcul, raisonnement). Raisonnement qui, à  partir de deux propositions (les prémisses), établit une conclusion nécessaire. Ex. : (1) Tous les hommes sont mortels, (2) or Socrate est un homme, donc Socrate est mortel. La première proposition est la majeure» qui comprend le grand terme (mortel) et le moyen terme (homme), la seconde est la mineure contenant le petit terme (Socrate) et le moyen. La conclusion ne contient jamais le moyen terme.

Syllogisme Raisonnement en trois temps qui, à partir d'une proposition initiale, conduit nécessairement à une conclusion. Exemple: Tous les hommes sont mortels, or Socrate est un homme, donc Socrate est mortel.

Syllogisme Opération de logique composée de trois termes. Une prémisse majeure

(ex: La couleur mauve est à la mode cette année»), une prémisse mineure (ex: «La couleur mauve sied aux blondes») et une conclusion déduite des deux prémisses («La couleur qui est à la mode cette année sied aux blondes»).

Syllogisme Modèle de raisonnement logique à trois termes, dans lequel une conclusion est déduite de deux prémisses. «Tous les hommes sont mortels. Socrate est un homme. Socrate est mortel. Le syllogisme permet d'établir  des vérités logiques, mais non des vérités de fait.

SYLLOGISME. n. m. En logique, argument qui se compose de trois propositions dont la troisième se déduit parfaitement des deux autres (voir Déduction). Les deux premières propositions se nomment prémisses (la première est générale, ou majeure ; la seconde est particulière, ou mineure). La troisième est la conclusion logique des deux premières. L'exemple classique consiste à nous donner la « preuve » que Socrate est mortel :
Majeure : Tous les hommes sont mortels;
Mineure : or, Socrate est un homme ;
Conclusion : donc, Socrate est mortel.
On notera que de nombreux raisonnements sont des syllogismes implicites, dans la mesure où toutes les prémisses ne sont pas données. Le fameux «Je pense, donc je suis » de Descartes pourrait ainsi s'énoncer : « 1° Ce qui pense existe. 2° Or, je pense. 3° Donc je suis ». Par ailleurs, la forme du syllogisme est souvent trompeuse en ce qu'elle semble énoncer les prémisses comme des vérités, alors qu'elles ne sont elles-mêmes que des présupposés. Par exemple, pour affirmer «Tous les hommes sont mortels», il faudrait avoir pu constater que Socrate (s'il s'agit d'un homme) est mortel, ce qui n'est pas le cas au moment où son disciple fait ce raisonnement : la conclusion étant déjà contenue dans la majeure, le syllogisme ne prouve rien. C'est ce qui conduit certains auteurs (comme Ionesco) à tourner en ridicule le syllogisme. Un véritable syllogisme devrait toujours s'énoncer sous la forme prudente qui suit :
1° S'il est vrai que tous les hommes sont mortels,
2° s'il est vrai que Socrate est un homme (et non un Dieu),
3° alors, Socrate est mortel.

Syllogisme
Raisonnement dans lequel, certaines propositions vraies étant établies (les prémisses), une ou plusieurs autres en dérivent déductivement avec nécessité. Dans ce cas, le syllogisme est dit démonstratif : les prémisses transmettent leur certitude à la conclusion. Le syllogisme est dit dialectique quand les prémisses ne sont que probables et rendent la conclusion elle-même probable. Le syllogisme peut être catégorique, si les propositions qui le constituent prennent la forme de propositions prédicatives (S est P), ne comprenant ni condition ni alternative : tous les hommes sont mortels ; or Socrate est un homme ; donc Socrate est mortel. Il est hypothétique si ses propositions ou certaines d'entre elles sont des hypothétiques (si A, B). Il est disjonctif si la règle de l'inférence est du type : A est ou B, ou C ; or, A n'est pas B ; donc A est C.