Retour à l'index du dictionnaire de philosophieUTOPIE (gr. ou, pas, sans; tapos, lieu).

Signifie étymologiquement « nulle part ». Terme forgé par Thomas More. La Cité idéale proposée par Platon dans La République est une utopie. On peut définir l'utopie comme un idéal , une vue sociale ou politique qui ne tient pas compte de la réalité.


Mot créé par Thomas More. Nom d'une cité imaginaire - cité de nulle part - qu'il décrit dans son ouvrage Utopia. Terme qui désigne par la suite toutes les constructions rationnelles d'une cité parfaite et idéale mais non effectivement réalisée. La finalité de l'utopie est essentiellement d'élaborer un modèle critique qui serve de norme à  la société telle qu'elle est.

Utopie. Élaboration imaginaire d'un système social ou politique idéal . Ce ternie a été inventé par Thomas More pour dénommer l'île imaginaire décrite dans son roman, Utopie.

 

Utopie. Ce mot signifie littéralement: «qui est sans lieu». Ce n'est que dans la langue moderne qu'il a pris un autre sens. Aujourd'hui, il est devenu synonyme de rêverie impossible.

Utopie. Étymologiquement, «qui n'est d'aucun lieu» (du grec topos, «lieu») Terme créé par Thomas More, auteur d'une Utopie publiée en 1516, pour désigner une société parfaite, mais imaginaire . Outre la Cité idéale décrite par Platon, la «Nouvelle Atlantide» de Bacon ou le «Phalanstère» de Fourier sont à ranger parmi les utopies.

Utopie. Projet de société idéale. Dans un sens péjoratif, désigne un projet de société apparaissant comme irréalisable parce que trop éloigné de la réalité.

UTOPIE. n. f (du grec u-, « non » et topos, « lieu ». Littéralement : « ce qui n'existe nulle part »).
1° (avec une majuscule) Nom donné par Thomas More (14781535) à la cité idéale qu'il imagine dans son récit Utopia (1516).
2° (sens littéraire) À l'instar de l'Utopie de More, ouvrage qui décrit une cité imaginaire ; conception politique que se fait l'auteur de cette société idéale. La République de Platon, le Télémaque de Fénelon, la Cité du Soleil de Campanella décrivent des utopies. Dans tous ces livres, les auteurs partent d'une critique de la société contemporaine pour imaginer une cité idéale édifiée sur des principes rigoureux et devant aboutir au plus grand bien des hommes.
On fait souvent aux utopies la critique d'irréalisme ; mais les auteurs savent bien que leurs cités imaginaires sont irréalisables comme telles : ils désirent surtout esquisser des principes, éclairer des projets, et faire la critique de ce qui est en décrivant ce qui devrait être. «L'utopie d'aujourd'hui est la réalité de demain » (Gide).
L'autre critique traditionnellement faite aux utopies est qu'elles ignorent la liberté du citoyen : la société imaginée est si parfaite qu'il est impossible d'en transgresser les lois ou d'en modifier les institutions; le bonheur et la vertu y sont obligatoires. Cette critique est sans doute plus fondée. Elle est à l'origine des « anti-utopies » comme Le Meilleur des mondes de Huxley, civilisation si parfaite qu'elle en devient cauchemardesque. Ce sont les capacités soudaines que le progrès a mises aux mains des États qui, au )0(e siècle, ont fait soudain craindre la réalisation des utopies totalitaires. On les appelle aussi dystopies. Le roman 1984 d'Orwell en est, avec Le Meilleur des mondes, l'une des plus célèbres. Ces deux livres sont à méditer par tout citoyen du XXIe siècle. Voir Totalitarisme.
3° (sens courant) L'utopie est une conception politique ou sociale irréaliste (Votre programme relève de l'utopie!). Le terme s'applique par extension à tout projet irréalisable. L'autogestion est-elle vraiment une utopie ? Des rêveries utopiques. Les chimères d'un utopiste.