Retour à l'accueil

Contribution

 
Recherche de commentaires


Forum de philo

Leibniz est l'auteur d'une œuvre considérable. Esprit encyclopédique, il a réfléchi sur tous les aspects de la vie de l'homme, a abordé toutes les branches de la connaissance. Son œuvre maîtresse est La Monadologie.

Leibniz a beaucoup voyagé en Europe. Il a rencontré un nombre considérable d'esprits éclairés, parmi lesquels il faut compter Malebranche et Spinoza.
Reconnu par les puissants, il a occupé des fonctions diplomatiques.

Leibniz naît à Leipzig en 1646. Son père est professeur de sciences morales à 'luniversité de cette ville.
- Après ses études secondaires, il entre à l'université .
Il est docteur ès philosophie en 1664.
- En 1666, il obtient son diplôme de droit.
De 1667 jusque vers la fin de sa vie, Leibniz va voyager, séjournant à Londres, à Paris, en Hollande, en Russie. Il rencontrera de nombreux savants et penseurs.
- Sans jamais cesser d'écrire, il sera tour à tour chargé de mission de l'Électeur de Mayence, conseiller, en Hollande, du duc Jean-Frédéric, historiographe de la maison de Hanovre, de la maison de Brunswick... Il conseillera l'Empereur d'Autriche.
- En 1711, il rencontre, en Russie, Pierre le Grand. En 1714, Charles VI l'élève à la dignité de baron. Il meurt en 1714.

Leibniz est un esprit universel. On lui doit autant en mathématiques qu'en philosophie. Sa pensée n'a ignoré aucun domaine du savoir de son temps. Elle trouve cependant son unité autour d'une idée: celle de l'individualité (la monade) entendue comme point de départ de toute réalité, physique ou spirituelle.

 De l'Art combinatoire (1666)
Cet essai préfigure les recherches sur la logique des propositions. Toutes les propositions ne sont que des combinaisons de sujets et d'attributs.
Profession de foi du philosophe (1673)
Cet écrit annonce l'un des grands livres de Leibniz: Essais de théodicée. Il tente de répondre à cette question: Comment Dieu, qui est juste, peut-il être la cause du péché?

Discours de métaphysique (1686)
Cet ouvrage développe l'idée selon laquelle Dieu, dans sa perfection, s'exprime dans tous les aspects du monde créé. Toute substance individuelle (un homme par exemple) est comme un miroir de l'univers. Le Discours de métaphysique anticipe le livre le plus accompli de Leibniz, La Monadologie.

Remarques sur la partie principale des Principes de Descartes (1692)
Il s'agit d'une critique du système métaphysique et physique de Descartes. Leibniz modifie, selon ses propres conceptions, les thèses cartésiennes.
Nouveaux Essais sur l'entendement humain (1704)
C'est un dialogue opposant Philalèthe (John Locke) et Théophile (Leibniz). En réponse à l'Essai sur l'entendement humain de Locke, Leibniz expose ses vues concernant la théorie de la connaissance. Il reprochera à Locke d'attribuer trop d'importance à l'expérience.

Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal (1710)
Reprenant des idées déjà, avancées dans le Discours de métaphysique, Leibniz montre que les vérités éternelles n'excluent pas l'ordre des possibles. Parmi ceux-ci, il y a le mal, la faute.

La Monadologie (1714)
Œuvre maîtresse de Leibniz, où il est montré qu'en chaque individualité (monade) s'exprime une partie de Dieu, lequel concentre et exprime tout l'univers.

N.B: Leibniz, en mathématiques, inventera le calcul infinitésimal, sera l'auteur d'une théorie physique proche de celle de Newton. Inventeur, il concevra une machine à calculer, une montre portative actionnée par un ressort, etc.

Une civilisation allemande qui se forge
La guerre de Trente Ans a ravagé l'Allemagne. Les traités de Westphalie (1648) ont confirmé la division politique et religieuse du pays. Mais peu à peu va se constituer une civilisation allemande brillante. Autour d'universités très vivantes, et en réaction contre la France, va germer l'idée d'une seule et même patrie. L'abandon progressif du latin au profit de l'allemand contribuera à favoriser les sentiments nationaux.

Une période intellectuellement très riche
Leibniz aura la possibilité d'entretenir une correspondance féconde (il a écrit plus de 20 000 lettres) avec tous les savants d Europe. Son temps est celui de Malebranche, de Spinoza, du chimiste anglais Robert Boyle, à qui l'on doit notamment la découverte du rôle de l'oxygène dans la combustion. C'est aussi celui de Pierre Bayle, dont le Dictionnaire historique et critique contient en germe l'esprit philosophique du XVIIIe siècle.

Leibniz passe pour être le penseur classique le plus moderne. Sa démarche de pensée préfigure le structuralisme. Son encyclopédisme témoigne d'un souci d'interdisciplinarité. Il occupe dans l'histoire des mathématiques une place importante.

Un inventeur et un encyclopédiste
Leibniz invente non seulement des machines, mais aussi un calcul mathématique: le calcul infinitésimal. Encyclopédiste, il l'est par ses connaissances. Mais la question, pour lui qui est philosophe, n'est pas de connaître pour connaître. Ce qu'il veut, c'est «faire un inventaire exact de toutes les connaissances acquises et mal rangées». En ce sens, il devance les encyclopédistes du XVIII' siècle.

Un structuraliste avant l'heure...
La réalité, telle que la conçoit Leibniz, est un agencement de structures, lesquelles sont toutes constituées de monades, c'est-à-dire d'éléments premiers, indécomposables. Chaque structure est le miroir d'une seule et même totalité qui est celle de l'univers, c'est-à-dire de Dieu lui-même.

Postérité-actualité
C'est plus par sa méthode de pensée, par sa contribution à l'histoire des mathématiques, que par sa philosophie proprement dite que Leibniz reste un penseur actuel. Contrairement à des philosophes tels que Descartes et, après lui, Kant, Hegel, il ne donnera pas naissance à des courants philosophiques clairement définis. Les «ismes» (cartésianisme, kantisme, etc.) ne s'appliquent pas volontiers à la pensée de Leibniz.