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révolution industrielle, au début du XIXe siècle,
suscite l'apparition de la classe ouvrière. Et c'est pour
un groupe d'ouvriers révolutionnaires de Belgique que Marx
et Engels écriront le Manifeste du parti communiste.
formation philosophique
- Naissance à Trèves, dans une famille de la bourgeoisie
libérale.
- Études d'histoire, de droit et de philosophie. Docteur en
philosophie en 1841.
- Adhère au cercle des hégéliens de gauche. Activité de
journaliste dans des journaux d'opposition.
- Marx se rapproche du socialisme français, critique la
religion et la théorie de l'État de Hegel qu'il entend
«remettre sur ses pieds». Mariage avec Jenny von Westphalen.
- S'installe à Paris en 1844. Rencontre Proudhon, Bakounine
et Engels.
Le révolutionnaire
- En 1845, Marx est expulsé de Paris pour activités
révolutionnaires. Installation à Bruxelles.
- En 1847, fondation de la «Ligue des communistes».
- En 1848, publication du
Manifeste du parti communiste avec Engels.
- Expulsé de Belgique, Marx s'installe à Londres après
l'écrasement de la révolution de 1848. Il subsiste grâce à
l'aide de Engels.
- Participe à la fondation de la Première Internationale.
- Publie le premier livre du Capital en 1867.
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Critique
de la philosophie du droit de Hegel (1844)
Pour l'idéalisme hégélien, l'État serait la
manifestation concrète de l'Esprit absolu. Marx entend
«remettre sur les pieds» cette philosophie en montrant, au
contraire, que les productions de l'Esprit - religions,
lois, morale - découlent des conditions économiques et
politiques concrètes.
Misère de la philosophie (1847)
Il s'agit d'une critique de l'économie politique de
Joseph Proudhon, lequel, dans un ouvrage intitulé
Philosophie de la misère, renvoyait dos à dos les
économistes et les socialistes utopistes et tentait une
analyse économique de la société qui s'opposait aux thèses
de Marx.
Manifeste du parti communiste (1848)
Ce petit livre, rédigé conjointement avec Engels, est
l'ouvrage le plus accessible de Marx. Il résume les thèses
principales du marxisme: l'histoire de la société est
l'histoire de la lutte des classes, celle-ci ne prendra fin
qu'avec la prise du pouvoir par le prolétariat et la
constitution d'une «société sans classes» communiste.
Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte
(1852)
Tirant les conséquences du coup d'État de Louis-Napoléon
Bonaparte, Marx déduit que le prolétariat ne doit pas
seulement s'emparer de la machine de l'État, mais la
détruire.
Le Capital (1867, 1885 et 1894)
C'est l'ouvrage fondamental de Marx. Seul le premier
livre fut publié de son vivant. Marx critique les
économistes anglais (Smith et Ricardo) pour faire une
lecture révolutionnaire du capitalisme. Selon lui, les
propriétaires des moyens de production s'enrichissent en
exploitant les ouvriers, qui seuls travaillent réellement.
Mais ce système, qui entraîne l'appauvrissement croissant
des masses, porte en lui les germes de sa propre
destruction.
L'idéologie allemande
(1932, posth.)
Rédigé en 1846, cet ouvrage est une critique de la
philosophie post-hégélienne. Il contient les fondements
philosophiques du marxisme et du matérialisme historique: ce
sont les rapports économiques qui déterminent toute
l'histoire et la culture.
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Le
prolétariat
Le début du XIXe siècle connaît de
grands bouleversements sociaux à cause de la révolution
industrielle. Les progrès de l'industrie créent une nouvelle
classe sociale, les ouvriers. Ceux-ci sont à la merci des
patrons qui les exploitent pour maximiser leurs profits. Il
n'existe pratiquement pas de législation sociale: le nombre
d'heures de travail n'est pas limité, le travail des enfants
n'est pas interdit, il n'y a pas de vacances, pas
d'assurances, etc. Le lot des paysans sous l'Ancien Régime
est de loin préférable à celui de ce prolétariat urbain qui
ne possède rien.
Le socialisme
Cette situation inhumaine suscite l'opposition d'une
minorité de philosophes et d'activistes radicaux, inspirés
notamment par l'exemple de la Révolution française. Ils
s'opposent en bloc aux valeurs d'une société qui rend
possible une telle injustice: religion, argent, propriété,
etc. Différents courants coexistent. Certains réclament
simplement l'amélioration de la situation des ouvriers par
une répartition plus équitable des ressources, d'autres
l'abolition pure et simple de la propriété privée et
l'insurrection armée contre le pouvoir «bourgeois».
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Aucun philosophe n'a eu
autant d'influence politique dans l'histoire que Marx. Les
régimes communistes du XXe siècle se sont réclamés de lui,
de même que quantité d'intellectuels des pays démocratiques,
séduits par sa critique du pouvoir économique.
La critique du capitalisme. Marx critique le
capitalisme à une époque où le pouvoir économique traite les
ouvriers de manière particulièrement inhumaine. Grâce aux
garde-fous de la législation sociale, le capitalisme
apparaît aujourd'hui comme tolérable, même si certains
penseurs (néo-marxistes) estiment que les rapports de
domination se sont déplacés sur l'axe Nord-Sud.
Le père de la révolution. Relu par Lénine, Marx a
inspiré la révolution russe et toutes les révolutions
suivantes qui se sont réclamées du communisme. Les
approuverait-il aujourd'hui? Il est évident que, dans son
esprit, la révolution prolétarienne devait aboutir à la
libération des hommes, et non servir de prétexte aux pires
des régimes totalitaires.
Postérité-actualité. A la fin du XXe siècle, avec la
chute de l'empire soviétique, les régimes se réclamant du
marxisme sont à bout de souffle, tandis que le capitalisme,
dont Marx prédisait la fin, n'a jamais été aussi florissant.
Il semble évident que la théorie marxiste de la fin de
l'histoire était erronée. Toute théorie «prophétique» de ce
genre n'est-elle pas utopique et vouée à l'échec? Toutefois,
sa critique du capital et son refus de voir l'homme asservi
au pouvoir économique sont toujours actuels. Débarrassé de
la récupération politique dont il a fait l'objet, le
marxisme peut toujours être un instrument efficace d'analyse
et de critique.
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