Aristote: Pourquoi philosophe-t-on ?

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Sujet : Aristote: Pourquoi philosophe-t-on ?

Aristote: Pourquoi philosophe-t-on ?

Pourquoi Aristote philosophe Aristote C'est, en effet, l'étonnement qui poussa, comme aujourd'hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l'esprit ; puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Étoiles, enfin la genèse de l'Univers. Or, apercevoir une difficulté et s'étonner, c'est reconnaître sa propre ignorance [...]. Ainsi donc, si ce fut bien pour échapper à l'ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie, c'est qu'évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour une fin utilitaire. Et ce qui s'est passé en réalité en fournit la preuve : presque toutes les nécessités de la vie, et les choses qui intéressent son bien-être et son agrément avaient reçu satisfaction, quand on commença à rechercher une discipline de ce genre.
   Aristote

Pourquoi philosophe-t-on ? Aristote suggère ici une réponse ultérieurement reconnue comme pertinente: le questionnement philosophique est déterminé par un étonnement. Platon l'avait déjà dit : « cet état, qui consiste à s'émerveiller, est tout à fait d'un philosophe; la philosophie en effet ne débute pas autrement» (Théétète, 155d), et c'est en fait Socrate qui a montré la fécondité de cet étonnement.
 
 
Mais de quoi s'étonner ? La réponse est simple: de n'importe quoi, et donc de tout. On s'étonne de l'acception d'un mot, d'un désaccord sur une conduite, de la marche des étoiles, de la présence d'une chose, d'un événement. Au-delà de ces exemples, l'étonnement concerne l'ensemble de ce qui peut exister, c'est-à-dire le tout (la totalité); il ouvre alors sur la métaphysique, qui désigne étymologiquement ce qui est au-delà (meta) des choses physiques (ta phusika) ou de la nature, en même temps que ce dont l'étude peut être entreprise après (autre sens de meta) celle des choses physiques.
 L'étonnement débouche ainsi sur des questions concernant le principe ultime de ce qui est, ou sur ce qui en fonde la nécessité; c'est ce que Leibniz formule de la façon suivante : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? »
 

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  • Aaa38206 le 03/10/2009 à 03H18
  • Alice22319 le 28/09/2009 à 28H10
  • Celine35944 le 10/09/2009 à 10H13
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