Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)

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Sujet : Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)

Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)

SCHOPENHAUER Arthur (1788 Arthur Manifestement le soin avec lequel un insecte recherche telle fleur, ou tel fruit, ou tel fumier, ou telle viande, ou, comme l'ichneumon, une larve étrangère pour y déposer ses oeufs, et à cet effet ne redoute ni peine ni danger, est très analogue à celui avec lequel l'homme choisit pour la satisfaction de l'instinct sexuel une femme d'une nature déterminée, adaptée à la sienne, et qu'il recherche si ardemment que souvent pour atteindre son but, et au mépris de tout sens, il sacrifie le bonheur de sa vie par un mariage insensé, par des intrigues qui lui coûtent fortune, honneur et vie, même par des crimes, comme l'adultère et le viol, - tout cela uniquement pour servir l'espèce de la manière la plus appropriée et conformément à la volonté partout souveraine de la nature, même si c'est au détriment de l'individu. Partout en effet l'instinct agit comme d'après le concept d'une fin, alors que ce concept n'est pas du tout donné. La nature l'implante là où l'individu qui agit serait incapable de comprendre son but ou répugnerait à le poursuivre ; aussi n'est-il, en règle générale, attribué qu'aux animaux, et cela surtout aux espèces inférieures, qui ont le moins de raison ; mais il n'est guère donné à l'homme que dans le cas examiné ici, car l'homme pourrait sans doute comprendre le but, mais ne le poursuivrait pas avec toute l'ardeur indispensable, c'est-à-dire même aux dépens de son bonheur personnel. Aussi, comme pour tout instinct, la vérité prend ici la forme de l'illusion, afin d'agir sur la volonté. C'est un mirage voluptueux qui leurre l'homme, en lui faisant croire qu'il trouvera dans les bras d'une femme dont la beauté lui agrée, une jouissance plus grande que dans ceux d'une autre ; ou le convainc fermement que la possession d'un individu unique, auquel il aspire exclusivement, lui apportera le bonheur suprême. Il s'imagine alors qu'il consacre tous ses efforts et tous ses sacrifices à son plaisir personnel, alors que tout cela n'a lieu que pour conserver le type normal de l'espèce, ou même pour amener à l'existence une individualité tout à fait déterminée, qui ne peut naître que de ces parents-là.
1860)   Arthur

Le seul but de la passion amoureuse est la procréation. Schopenhauer soutient cette thèse, pour le moins provocatrice, en la déduisant du regard pessimiste qu’il porte sur la vie : l’homme sacrifie son bonheur en s’imaginant l’acquérir, car, jusque dans le choix de l’être aimé, il ne fait qu’obéir aux exigences de survie de l’espèce humaine.
 Schopenhauer n’aborde le champ de la passion amoureuse et de la sexualité que comme emblème du caractère tragique de l’existence. l’homme croit servir ses propres intérêts en assouvissant son désir, alors qu’il n’est en réalité qu’au service de l’espèce. Sous l’emprise de la tyrannique du désir, expression douloureuse d’un « vouloir-vivre », il ne trouvera son Salut que dans le détachement, la contemplation, la compassion et la méditation ; comme l’enseignent les hindous et les bouddhistes, seul l’anéantissement du désir ouvre la voie vers un bonheur qui ne soit pas illusoire.

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