Blaise Pascal, Pensées, 143 (éd. Brunschvicg).

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Kant, Anthropologie du point de vue pragmatiq ... Feuerbach, L'essence du Christianisme >>
Partager

Sujet : Blaise Pascal, Pensées, 143 (éd. Brunschvicg).

Blaise Pascal, Pensées, 143 (éd. Brunschvicg).

Pascal Blaise Pensées Blaise Divertissement. - On charge les hommes, dès l'enfance, du soin de leur honneur, de leur bien, de leurs amis, et encore du bien et de l'honneur de leurs amis. On les accable d'affaires, de l'apprentissage des langues et d'exercices, et on leur fait entendre qu'ils ne sauraient être heureux sans que leur santé, leur honneur, leur fortune et celle de leurs amis soient en bon état, et qu'une seule chose qui manque les rendrait malheureux. Ainsi on leur donne des charges et des affaires qui les font tracasser dès la pointe du jour. Voilà, direz-vous, une étrange manière de les rendre heureux! Que pourrait-on faire de mieux pour les rendre malheureux? - Comment! ce qu'on pourrait faire? Il ne faudrait que leur ôter tous ces soucis; car alors ils se verraient, ils penseraient à ce qu'ils sont, d'où ils viennent, où ils vont; et ainsi on ne peut trop ,les occuper et les détourner. Et c'est pourquoi, après leur avoir tant préparé d'affaires, s'ils ont quelque temps de relâche, on leur conseille de l'employer à se divertir, à jouer, et à s'occuper toujours tout entiers. Que le coeur de l'homme est creux et plein d'ordure ! -- Blaise Pascal, Pensées, 143 (éd. Brunschvicg).
(éd. Brunschvicg).  Blaise

Pascal montre qu'il y a une « misère de l'homme » qui est « de ne pouvoir demeurer en repos dans une chambre» de toujours devoir chercher le « divertissement ». « Un roi sans divertissement est un homme plein de misère. » Et pourtant, cette fuite perpétuelle devant nous-mêmes, vers toutes les occasions d'être divertis (c'est-à-dire détournés de penser à nous) n'est-elle pas « notre plus grande misère »? N'est-ce pas la preuve de l'inconsistance de notre être? Ne devrions-nous pas, si notre être avait la moindre réalité, désirer être avec lui dans la solitude? Au contraire, rien ne nous paraît plus redoutable que celle-ci. Il n'y a aucune stabilité, aucun repos en nous-mêmes.

Corrigé non disponible

Le corrigé du sujet "Blaise Pascal, Pensées, 143 (éd. Brunschvicg)." a obtenu la note de :
aucune note

Blaise Pascal, Pensées, 143 (éd. Brunschvicg).

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo