David HUME

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< David HUME David HUME: Justice et convention >>
Partager

Sujet : David HUME

David HUME

HUME David  David Ceux qui ont de l'inclination pour la philosophie continueront encore leurs recherches, car ils réfléchissent qu'outre le plaisir immédiat qui accompagne une telle occupation, les décisions philosophiques ne sont que les réflexions de la vie courante rendues méthodiques et corrigées. Mais ils ne tenteront jamais de dépasser la vie courante aussi longtemps qu'ils considéreront l'imperfection des facultés qu'ils emploient, leur portée réduite et l'imprécision de leurs opérations. Alors que nous ne pouvons donner de raison satisfaisante de ce que nous croyons, après mille expériences, qu'une pierre tombera ou que le feu brûlera, pouvons-nous jamais nous satisfaire d'une décision que nous pouvons former sur l'origine des mondes et sur l'état de la nature de toute éternité et pour toute l'éternité ? Cette étroite limitation de nos recherches est certes, à tout égard, si raisonnable qu'il suffit d'examiner tant soit peu les pouvoirs naturels de l'esprit humain et de les comparer à leurs objets pour nous la recommander. Nous trouverons alors quels sont les sujets propres de la science et de nos recherches. Il me semble que les seuls objets de la science abstraite, de la démonstration, sont la quantité et le nombre, et que toutes les tentatives faites pour étendre ce genre plus parfait de connaissance au-delà de ces frontières sont de purs sophismes et de pures illusions. David HUME
   David

La leçon du scepticisme est la « suspension du jugement ». Mais elle n'est pas tenable devant les exigences de la vie courante : il faudra bien décider, et c'est alors, mais alors seulement, que les « pouvoirs naturels » de l'esprit humain pourront s'appliquer, mais sans dépasser leur objet.
 Le lien entre l'empirisme et le scepticisme est indiqué dans ce texte par la critique célèbre de la relation causale, à laquelle il est fait allusion. Toutes les inférences tirées de l'expérience (« une pierre tombera », « le feu brûlera ») ne sont que des effets de l'accoutumance (« après mille expériences ») et non du raisonnement. La cause n'est qu'un objet suivi d'un autre, et dont l'apparition conduit habituellement la pensée à l'idée de cet autre objet.
 II ne reste plus de démonstration possible que sur la quantité et le mouvement (mathématiques). Encore Hume pensait-il (d'ailleurs à tort) que les géomètres eux-mêmes pouvaient tomber dans des contradictions quand, par exemple, ils abordaient la notion d'infiniment petit.
 Hume conclut à une définition très modeste de la philosophie dont le pouvoir critique se trouve limité aux réflexions sur la vie courante. Quelques pages plus loin, Hume propose brutalement de jeter au feu les livres de théologie et de métaphysique qui ne contiennent pas de raisonnements mathématiques ou expérimentaux.

Corrigé non disponible

Le corrigé du sujet "David HUME" a obtenu la note de :
aucune note

David HUME

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit