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Sujet : Epicure et la nécessité de la philosophie

nécessité Epicure philosophie Epicure « Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme. Celui qui prétendrait que l'heure de philosopher n'est pas encore venue ou qu'elle est déjà passée, ressemblerait à celui qui dirait que l'heure n'est pas encore arrivée d'être heureux ou qu'elle est déjà passée. Il faut donc que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie: celui-ci pour qu'il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordés dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge (...). Ce ne sont pas les beuveries et les orgies continuelles, les jouissances des jeunes garçons et des femmes, les poissons et les autres mets qu'offre une table luxueuse, qui engendrent une vie heureuse, mais la raison vigilante, qui recherche minutieusement les motifs de ce qu'il faut choisir et de ce qu'il faut éviter et qui rejette les vaines opinions, grâce auxquelles le plus grand trouble s'empare des âmes. De tout cela la sagesse est le principe et le plus grand des biens. C'est pourquoi elle est même plus précieuse que la philosophie, car elle est la source de toutes les autres vertus, puisqu'elle nous enseigne qu'on ne peut pas être heureux sans être sage, honnête et juste ni être sage, honnête et juste sans être heureux. Conçois-tu maintenant que quelqu'un puisse être supérieur au sage, qui a sur les dieux des opinions pieuses, qui est toujours sans crainte à la pensée de la mort, qui est arrivé à comprendre quel est le but de la nature, qui sait pertinemment que le souverain bien est à notre portée et facile à se procurer et que le mal extrême, ou bien ne dure pas longtemps, ou bien ne nous cause qu'une peine légère (...) ? » Epicure, Lettre à Ménécée (extrait)
   Epicure

La première partie du texte s'attache à montrer que la philosophie n'est pas une science élitiste, qui ne s'adresserait qu'à un public extrêmement restreint; au contraire, pour Epicure, philosopher est accessible à tout le monde, sans distinction d'âge: « Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude ». On comprend implicitement à travers cette première phrase les préjugés qui circulent au sujet de la philosophie. En effet, qu'est-ce qui pourrait faire « hésiter» à philosopher? Quand on est jeune, on peut en effet penser que c'est là une pratique qui nécessite de la maturité, et il faut bien avouer aussi qu'on préfère s'adonner à d'autres découvertes, en se disant qu'on aura bien le temps d'être sage plus tard... Mais est-il pour autant plus évident de philosopher quand on est vieux? Non, puisque cette fois on risque de s'en « lasser », en se disant que de toute manière l'issue est proche, alors à quoi bon? Cela semble déjà trop tard. Mais pour Epicure, de tels discours sont irrecevables, car ils oublient la véritable vocation de la philosophie, qui est essentiellement thérapeutique: on fait de la philosophie pour « acquérir la santé de l'âme ». En effet, de même que l'équilibre du corps peut être rompu par les maladies, de même notre esprit peut être troublé par certaines agitations, des craintes qui nous assaillent et qui nous minent de l'intérieur, nous empêchant de savourer les instants qu'il nous est donné de vivre. De ce point de vue, la philosophie n'est pas un luxe superflu: c'est au contraire l'essentiel, puisqu'il s'agit fondamentalement de lutter contre ce qui nous rend malheureux, et donc d'être heureux.

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  • yoseph le 10/11/2011 à 10H12
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