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Sujet : Freud: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »

aimeras Freud prochain Freud Or, parmi les exigences idéales de la société civilisée, il en est une qui peut, ici, nous mettre sur la voie. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », nous dit-elle. Célèbre dans le monde entier, cette maxime est plus vieille à coup sûr que le christianisme, qui s'en est pourtant emparé comme du décret dont il avait lieu de s'estimer le plus fier. Mais elle n'est certainement pas très ancienne. A des époques déjà historiques, elle était encore étrangère aux hommes. Mais adoptons à son égard une attitude naïve comme si nous l'entendions pour la première fois ; nous ne pouvons alors nous défendre d'un sentiment de surprise devant son étrangeté. Pourquoi serait-ce là notre devoir ? Quel secours y trouverions-nous ? Et surtout, comment arriver à l'accomplir ? Comment cela nous serait-il possible ? Mon amour est à mon regard chose infiniment précieuse que je n'ai pas le droit de gaspiller sans en rendre compte. Il m'impose des devoirs dont je dois pouvoir m'acquitter au prix de sacrifices. Si j'aime un autre être, il doit le mériter à un titre quelconque. Il mérite mon amour lorsque par des aspects importants, il me ressemble à tel point que je puisse en lui m'aimer moi-même. Il le mérite s'il est tellement plus parfait que moi qu'il m'offre la possibilité d'aimer en lui mon propre idéal ; je dois l'aimer s'il est le fils de mon ami car la douleur d'un ami, s'il arrivait malheur a son fils, serait aussi la mienne ; je devrais la partager. En revanche, s'il m'est inconnu, s'il ne m'attire par aucune qualité personnelle et n'a encore joué aucun rôle dans ma vie affective, il m'est bien difficile d'avoir pour lui de l'affection. Sigmund FREUD.
comme même  Freud

Eléments d’introduction

-          Déjà, dans L’avenir d’une illusion en 1927, Freud évoquait la part du désir dans la plupart de nos croyances comme les constituant comme illusions. C’est pourquoi Freud qualifie la religion d’illusion. Pourtant la croyance religieuse porte sur un domaine qui, par définition, échappe à toute affirmation comme à toute infirmation possible. Celui qui croit n’est pas et ne peut pas être, par conséquent, dans l’erreur à proprement parler. Il est néanmoins dans l’illusion, selon Freud, parce que le désir qui tranche ici, et induit la croyance. En réalité, c’est le désir archaïque d’un Père tout-puissant, juste et protecteur qui produirait la croyance en Dieu.

-          Ici, Freud s’attaque plus particulièrement à la maxime religieuse « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Un passage central de Malaise dans la civilisation (début du chapitre V) est consacré par Freud à son étonnement devant cette exigence, qu’il pense antérieure au christianisme, et considère comme l’une des plus paradoxales parmi les idéaux de la « société civilisée ». Cet étonnement est repris par Lacan dans plusieurs passages de son enseignement, où il n’hésite pas à suggérer que Freud a su discerner dans cet impératif une face d’« horreur ».

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