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Sujet : FREUD: L'homme n'est point cet être débonnaire

homme FREUD point FREUD L'homme n'est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous les enseignements de la vie et de l'histoire, de s'inscrire en faux contre cet adage ? Cette tendance à l'agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l'existence chez autrui, constitue le principal facteur de perturbation dans nos rapports avec notre prochain. C'est elle qui impose à la civilisation tant d'efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine. FREUD
être débonnaire  FREUD Le thème essentiel de ce texte est celui de l'agressivité, c'est-à-dire des tendances s'actualisant afin de nuire à autrui ou de le détruire. Freud souligne ici qu'il existe, en tout homme, des pulsions d'agression ou de mort. L'agressivité, naturelle à l'homme et consubstantielle à son essence, est le facteur principal de perturbation dans les rapports intersubjectifs et dans les sociétés humaines globales. Elle tend à dissoudre la civilisation. Freud pose donc, dans ce texte, le problème de la source de la violence. Celle-ci relève de causes naturelles, puisqu'il existe chez l'homme un terrain prédisposant à toute contrainte morale ou physique.

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  • SylvesterStallone le 29/11/2010 à 29H19
  • Romain63777 le 08/04/2010 à 08H09
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