Freud et la religion

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Sujet : Freud et la religion

Freud et la religion

religion Freud  Freud Ainsi je suis en contradiction avec vous lorsque, poursuivant vos déductions, vous dites que l'homme ne saurait absolument pas se passer de la consolation que lui apporte l'illusion religieuse, que, sans elle, il ne supporterait pas le poids de la vie, la réalité cruelle. Oui, cela est vrai de l'homme à qui vous avez instillé dès l'enfance le doux - ou doux et amer - poison. Mais de l'autre, qui a été élevé dans la sobriété ? Peut-être celui qui ne souffre d'aucune névrose n'a-t-il pas besoin d'ivresse pour étourdir celle-ci. Sans aucun doute l'homme alors se trouvera dans une situation difficile ; il sera contraint de s'avouer toute sa détresse, sa petitesse dans l'ensemble de l'univers. Il ne sera plus le centre de la création, l'objet des tendres soins d'une providence bénévole. Il se trouvera dans la même situation qu'un enfant qui a quitté la maison paternelle, où il se sentait si bien et où il avait chaud. Mais le stade de l'infantilisme n'est-il pas destiné à être dépassé ? L'homme ne peut pas éternellement demeurer un enfant, il lui faut enfin s'aventurer dans l'univers hostile. On peut appeler cela "l'éducation en vue de la réalité " ; ai-je besoin de vous dire que mon unique dessein, en écrivant cette étude, est d'attirer l'attention sur la nécessité qui s'impose de réaliser ce progrès ?
   Freud

• La critique de la religion par Marx, bien qu'elle se situe sur un autre plan, n'est pas sans analogie avec l'analyse psychologique conduite par Freud. Selon Marx en effet :
- La religion est «bonheur illusoire du peuple». Elle le console de sa misère sociale par l'espérance d'un au-delà heureux. Elle est donc « l'opium du peuple» qui rend supportable le malheur des hommes dans des sociétés injustes.
- Mais l'opium ne guérit pas, il calme et endort les souffrances. C'est pourquoi il faudrait détruire moins la religion que ce qui la rend inévitable : des conditions sociales qui expliquent son importance. «Exiger que le peuple renonce à ses illusions sur sa condition, c'est exiger qu'il abandonne une condition qui a besoin d'illusions ».
- Autrement dit, Marx critique la religion qui abuse l'homme, « non pas pour que l'homme porte ses chaînes prosaïques et désolantes, mais pour qu'il secoue ses chaînes et cueille la fleur vivante», qu'il transforme la réalité sociale où il ne survit que grâce à des illusions pour construire un monde où serait possible un bonheur réel.

 

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  • olpeb le 04/01/2012 à 04H14
  • tom6413 le 01/05/2011 à 01H16
  • polivon le 16/04/2011 à 16H15
  • fannyny le 07/04/2011 à 07H20
  • emiliel le 03/03/2011 à 03H19
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