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Sujet : Hobbes: République et passions

République Hobbes passions Hobbes «Mais quelqu'un pourra ici objecter que la condition des sujets est très misérable, car ils sont soumis à la concupiscence et aux autres passions déréglées de celui ou de ceux qui ont un pouvoir si illimité en leurs mains. Et couramment, ceux qui vivent sous un monarque pensent que c'est la faute de la monarchie, et ceux qui vivent sous le gouvernement de la démocratie, ou d'une autre assemblée souveraine, attribuent tous les inconvénients à cette forme de République, alors que le pouvoir, sous toutes les formes, si ces formes sont suffisamment parfaites pour les protéger, est le même. [Ceux qui disent cela] ne considèrent pas que la condition de l'homme ne peut jamais être sans quelque incommodité , et que les plus grandes incommodités, sous quelque forme de gouvernement que ce soit, que le peuple en général puisse connaître, ne sont guère sensibles par rapport aux misères et aux horribles calamités qui accompagnent une guerre civile, ou l'état dissolu des hommes sans maître, sans la sujétion des lois et d'un pouvoir coercitif pour lier leurs mains [et empêcher ainsi] la rapine et la vengeance. Ils ne considèrent pas non plus la plus grande pression exercée par les gouvernants souverains [sur les sujets] ne procède pas de quelque jouissance ou de quelque avantage qu'ils escompteraient du dommage subi par leurs sujets et de leur affaiblissement, leur propre force et leur propre gloire consistant dans la vigueur de ces sujets, mais elle procède de l'indocilité de ces sujets qui sont peu disposés à contribuer à leur propre défense, ce qui rend nécessaire que leurs gouvernants tirent d'eux tout ce qu'ils peuvent en temps de paix, pour pouvoir avoir les moyens, en des occasions imprévues ou en cas de besoin soudain, de résister à leurs ennemis ou de l'emporter sur eux. Car tous les hommes sont par nature pourvus de verres considérablement grossissants (qui sont leurs passions et l'amour de soi) au travers desquels tout petit paiement est une grande injustice, mais ils sont dépourvus de ces lunettes prospectives (à savoir les sciences morale et civile) pour s'assurer, [en voyant] au loin, des misères qui sont suspendues au-dessus d'eux, et qui ne peuvent être évitées sans de tels paiements.» Hobbes, Le Léviathan, chapitre XVIII
   Hobbes

Tout d’abord, Hobbes constate que les citoyens attribuent tous leurs désagréments à l’Etat, au pouvoir en place et, de ce fait, ont une vision négative de la politique, qui est « la science, l'art ou la manière de gouverner un Etat ou une société humaine, et d'y organiser le pouvoir ». Mais, les individus négligent le fait que ce n’est pas le rôle de l’Etat de régler « toute espèce d’incommodité », de problèmes de l’individu. Son rôle est de prévoir le futur (court-moyen-long terme) en agissant, à travers des lois collectives, sur le présent par anticipation du futur, afin d’assurer la paix et la sécurité nationale. Le pouvoir est donc nécessaire car les lois répondent à un besoin actuel ou anticipé. Selon Hobbes, les hommes sont, par nature et en l'absence de tout pouvoir coercitif, enclins à une "guerre de chacun contre chacun". Le caractère intenable de cet état de nature, que Hobbes désigne également comme un "état de guerre", pousse les hommes à établir entre eux un contrat civil. En vertu de ce dernier, la force des hommes est transférée à un "pouvoir souverain" (homme ou assemblée) dont la tâche est d'instaurer et de maintenir la paix civile. Comme « le pouvoir appelle le pouvoir », le Souverain est ainsi la garantie que les hommes ne retomberont pas dans l'anarchie de l'état de nature où « L’homme est un loup pour l’homme. »
 

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