Hume et le sentiment du moi

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Sujet : Hume et le sentiment du moi

Hume et le sentiment du moi

sentiment Hume  Hume Pour ma part, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi, je bute toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaud ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observer que la perception. Quand mes perceptions sont écartées pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps je n'ai plu: conscience de moi et on peut dire vraiment que je n'existe pas Si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort et que je ne puisse ni penser, ni sentir, ni voir, ni aimer, ni haïr après la dissolution de mon corps, je serais entièrement annihilé (1) et je ne conçois pas ce qu'il faudrait de plus pou faire de moi un parfait néant. Si quelqu'un pense, après un réflexion sérieuse et impartiale, qu'il a, de lui-même, un connaissance différente, il me faut l'avouer, je ne peux:: raisonner plus longtemps avec lui. HUME
   Hume

Dans le cadre de cet extrait, Hume tente de caractériser l'expérience par laquelle je tente de me saisir, par laquelle je tente de saisir mon moi. Puis-je d'ailleurs le saisir en lui-même, épuré de toutes sensations, de toutes émotions? Lorsque je mène une introspection, m'est-il possible de rencontrer cette substance propre qu'est l'ipséité, cette essence même de ma subjectivité à son état pure?

La réponse de Hume est négatif, et cet extrait tente de justifier une telle position qui rentre en pleine opposition avec celle que, Descartes avant lui, tentait de défendre. En effet, ce texte peut être perçu comme une réponse empiriste au cogito innéiste cartésien, un cogito où le sujet fait précisément l'expérience de cette irréductible substance pensante qu'est le moi dans son plus pure état. Le moi, pour Hume, est toujours occupé à ressentir quelque chose, à penser quelque chose, de telle sorte que ces idées, ces sentiments, sont autant de barrages pour une saisie du moi dans son plus sincère éclat.

 

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