KANT

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< KANT KANT >>
Partager

Sujet : KANT

 KANT  KANT Prenons un acte volontaire, par exemple un mensonge pernicieux, par lequel un homme a introduit un certain désordre dans la société, dont on recherche d'abord les raisons déterminantes qui lui ont donné naissance, pour juger ensuite comment il peut lui être imputé avec toutes ses conséquences. Sous le premier point de vue, on pénètre le caractère empirique de cet homme jusque dans ses sources que l'on recherche dans la mauvaise éducation, dans les mauvaises fréquentations, en partie aussi dans la méchanceté d'un naturel insensible à la honte, qu'on attribue en partie à la légèreté et à l'inconsidération, sans négliger les circonstances tout à fait occasionnelles qui ont pu influer. Dans tout cela, on procède comme on le fait, en général, dans la recherche de la série des causes déterminantes d'un effet naturel donné. Or, bien que l'on croit que l'action soit déterminée par là, on n'en blâme pas moins l'auteur, et cela, non pas à cause de son mauvais naturel, non pas à cause des circonstances qui ont influé sur lui, et non pas même à cause de sa conduite passée ; car on suppose qu'on peut laisser tout à fait de côté ce qu'a été cette conduite et regarder la série écoulée des conditions comme non avenue, et cette action comme entièrement inconditionnée par rapport à l'état antérieur, comme si l'auteur commençait absolument avec elles une série de conséquences. Ce blâme se fonde sur une loi de la raison où l'on regarde celle-ci comme une cause qui a pu et a du déterminer autrement la conduite de l'homme, indépendamment de toutes les conditions empiriques nommées. Et l'on n'envisage pas la causalité de la raison comme une sorte de concours, mais comme complète en elle-même, alors même que les mobiles sensibles ne lui seraient pas du tout favorables mais tout à fait contraires ; l'action est attribuée au caractère intelligible de l'auteur, il est entièrement coupable à l'instant où il ment ; par conséquent, malgré toutes les conditions empiriques de l'action, la raison était pleinement libre, et cet acte doit être attribué entièrement à sa négligence. KANT
   KANT

Analyse.

·         Thème. L’acte libre et volontaire. Ce texte traite de la capacité qu’a l’homme de décider, ou non, de l’ensemble de ses actes. C’est donc la question de la détermination qui est ici posée.

·         Thèse. Pour Kant ; si l’homme peut effectivement être sous le coup d’une détermination empirique (éducation, suite et enchaînement de causes et conséquences), l’ensemble de ses actes est totalement libre. La raison est libre, et il s’agit là de la cause première de tous les actes humains.

·         Enjeux.

o   Si nous partions du principe que tous nos actes sont déterminés par des causes indépendantes de nous, ce qui est cependant parfois le cas, alors nous ne pourrions plus condamner des actions qui, pour nous, sont cependant éminemment condamnables. Au-delà de tout ce qui peut déterminer nos actes, nous avons tous ce sentiment que les hommes ne sont pas des robots soumis à leurs pulsions, mais des êtres libres.

o   Un autre enjeu sera ici de démontrer que ce sentiment, dont nous parlons, est universel, et que, de ce fait, il s’agit là d’une loi morale.

·         Notions.

o   Raison. Le terme vient du latin, et signifie le calcul, la faculté de calculer. La raison concerne la faculté de penser, de concevoir de l’homme. Est compris comme raisonnable ce qui est compris, reconnu. Chez Kant, spécifiquement, la raison est la faculté de connaissance suprême.

o   Liberté. La liberté est un état permettant à un sujet d’agir sans contraintes ou empêchements, en possédant la capacité de se déterminer selon un choix autonome des fins et des moyens les plus appropriés pour les obtenir.

 

Problématisation.

Pour montrer l'universalité du sentiment moral et du devoir, Kant va s'appuyer sur l'exemple d'un mensonge grave, d'une trahison, aux conséquences extrêmes. On peut bien expliquer cet acte par le jeu des tendances. Mais on ne l'en blâmera pas moins parce qu'on partira du principe qu'il pouvait ne pas mentir, quelles que soient les causes psychologiques qui ont pu le pousser.

 

Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "KANT" a obtenu la note de :

5.3 / 10

Corrigé consulté par :
  • emm-267726 le 06/12/2015 à 06H16
  • VDMalek-227857 le 26/02/2014 à 26H21
  • Shrekoromain-231515 le 20/02/2014 à 20H15
  • momothiers-223635 le 09/12/2013 à 09H14
  • sabrina-216174 le 29/11/2013 à 29H22
  • KANT

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit