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Sujet : Leibniz: Dieu ne fait rien hors de l'ordre et il n'est pas même possible de feindre des événements qui ne soient point réguliers.

Dieu Leibniz fait Leibniz «Dieu ne fait rien hors de l'ordre et il n'est pas même possible de feindre des événements qui ne soient point réguliers. Les volontés ou actions de Dieu sont communément divisées en ordinaires ou extraordinaires. Mais il est bon de considérer que Dieu ne fait rien hors d'ordre. Ainsi ce qui passe pour extraordinaire ne l'est qu'à l'égard de quelque ordre particulier établi parmi les créatures. Car, quant à l'ordre universel, tout y est conforme. Ce qui est si vrai que, non seulement rien n'arrive dans le monde qui soit absolument irrégulier, mais on ne saurait même rien feindre de tel. Car supposons, par exemple, que quelqu'un fasse quantité de points sur le papier à tout hasard, comme font ceux qui exercent l'art ridicule de la géomancie. Je dis qu'il est possible de trouver une ligne géométrique dont la notion soit constante et uniforme suivant une certaine règle, en sorte que cette ligne passe par tous ces points, et dans le même ordre que la main les avait marqués. Et si quelqu'un traçait tout d'une suite une ligne qui serait tantôt droite, tantôt cercle, tantôt d'une autre nature, il est possible de trouver une notion, ou règle, ou équation commune à tous les points de cette ligne, en vertu de laquelle ces mêmes changements doivent arriver. Et il n'y a, par exemple, point de visage dont le contour ne fasse partie d'une ligne géométrique et ne puisse être tracé tout d'un trait par un certain mouvement réglé. Mais quand une règle est fort composée, ce qui lui est conforme passe pour irrégulier. Ainsi on peut dire que, de quelque manière que Dieu aurait créé le monde, il aurait toujours été régulier et dans un certain ordre général. Mais Dieu a choisi celui qui est le plus parfait, c'est-à-dire celui qui est en même temps le plus simple en hypothèses et le plus riche en phénomènes, comme pourrait être une ligne de géométrie dont la construction serait aisée et les propriétés et effets seraient fort admirables et d'une grande étendue. Je me sers de ces comparaisons pour crayonner quelque ressemblance imparfaite de la sagesse divine, et pour dire ce qui puisse au moins élever notre esprit à concevoir en quelque façon ce qu'on ne saurait exprimer assez. Mais je ne prétends point d'expliquer par là ce grand mystère dont dépend tout l'univers.» Leibniz, Discours de métaphysique, § 6
rien hors ordre Leibniz

Cet article s'ouvre sur la présentation d'un point de vue courant : la division des actions de Dieu en ordinaire et extraordinaire. C'est précisément cette division qu'il s'agira de remettre en question dans ce texte. En désignant les « volontés ou actions de Dieu », remarquons que Leibniz ne marque pas par la conjonction « ou » une disjonction entre les deux termes, mais une stricte équivalence. En effet, comme Leibniz en a convenu à l'article 1, Dieu est un être parfait possédant toutes les perfections au plus souverain degré. Il est tout puissant pour cette raison, il ne peut vouloir quelque chose sans que cette chose advienne aussitôt. Ce n'est bien sûr pas là réduire sa liberté, mais la porter à son plus haut degré. Par « volontés ou actions de Dieu », nous pouvons ainsi entendre l'ensemble des phénomènes se présentant à nous, en tant que tout phénomène est action et volonté de Dieu. Extraordinaire n'est pas ici, bien entendu, à prendre dans son sens figuré, de ce qui suscite l'admiration, mais dans son sens premier. L'extraordinaire ne désigne pas les seuls miracles, tel les noces de Cana, mais plus généralement tout ce qui échappe aux régularités, à l'ordre. Ainsi, les monstres apparaissent aussi comme extraordinaires. Après avoir énoncé cette distinction commune, Leibniz introduit la conjonction de coordination « mais », marquant sa réserve: il est bon, dit-il, de considérer que Dieu ne fait rien hors d'ordre. Il remet ainsi en question l'un versant de la distinction présentée plus tôt. Il n'y aurait rien de tel que des actions extraordinaires de Dieu et toutes ses actions seraient soumises à l'ordre. Mais nous aurions tort de ne lire dans cette seconde phrase qu'une affirmation péremptoire: Leibniz ne dit pas « il est vrai que », mais bien « il est bon que ». En quoi cela peut-il être bon de considérer que Dieu ne fait rien sans ordre ?

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Le corrigé du sujet "Leibniz: Dieu ne fait rien hors de l'ordre et il n'est pas même possible de feindre des événements qui ne soient point réguliers." a obtenu la note de :
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  • senthinel-188412 le 30/11/2012 à 30H22
  • aureli le 16/01/2011 à 16H15
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