Machiavel: Le Prince et la Vertu

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< >>
Partager

Sujet : Machiavel: Le Prince et la Vertu

Machiavel: Le Prince et la Vertu

Prince Machiavel Vertu Machiavel Il n'est pas nécessaire à un prince d'avoir toutes les bonnes qualités dont j'ai fait l'énumération, mais il lui est indispensable de paraître les avoir. J'oserai même dire qu'il est quelquefois dangereux d'en faire usage, quoiqu'il soit toujours utile de paraître les posséder. Un prince doit s'efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de piété, de loyauté et de justice; il doit d'ailleurs avoir toutes ces bonnes qualités, mais rester assez maître de soi pour en déployer de contraires, lorsque cela est expédient. Je pose en fait qu'un prince, surtout un prince nouveau, ne peut exercer impunément toutes les vertus de l'homme moyen, parce que l'intérêt de sa conservation l'oblige souvent à violer les lois de l'humanité, de la charité, de la loyauté et de la religion. Il doit se plier aisément aux différentes circonstances dans lesquelles il peut se trouver. En un mot, il doit savoir persévérer dans le bien, lorsqu'il n'y trouve aucun inconvénient, et s'en détourner lorsque les circonstances l'exigent. Il doit surtout s'étudier à ne rien dire qui ne respire la bonté, la justice, la civilité, la bonne foi et la piété ; mais cette dernière qualité est celle qu'il lui importe le plus de paraître posséder, parce que les hommes en général jugent plus par leurs yeux que par leurs mains. Tout homme peut voir ; mais très peu d'hommes savent toucher. Chacun voit aisément ce qu'on paraît être, mais presque personne n'identifie ce qu'on est ; et ce petit nombre d'esprits pénétrants n'ose pas contredire la multitude, qui a pour bouclier la majesté de l'État. Or, quand il s'agit de juger l'intérieur des hommes, et surtout celui des princes, comme on ne peut avoir recours aux tribunaux, il ne faut s'attacher qu'aux résultats : le point est de se maintenir dans son autorité ; les moyens, quels qu'ils soient, paraîtront toujours honorables, et seront loués de chacun. MACHIAVEL
   Machiavel

Dans le chapitre XVIII du Prince, Machiavel s’interroge sur la conduite que doit tenir le Prince à l’égard des qualités morales et particulièrement de l‘honnêteté et soutient que ce qui importe, c‘est l‘apparence de leur possession. Dans la tradition de l’humanisme classique, le Prince est un homme qui mérite d’exercer l pouvoir parce qu’il possède au plus haut degré les qualités nécessaires à l’exercice de la souveraineté. Dans les Tusculanes, Cicéron explique que le prince doit posséder les vertus cardinales (sagesse, justice, modération, fermeté) et des vertus spécifiques à la politique : la magnanimité , la libéralité et surtout, l’honnêteté, c’est-à-dire la volonté de se tenir à ses engagements et de se comporter selon les règles de l’honneur. Par opposition, Machiavel soutient deux thèses paradoxales par rapport à cette tradition : tout d’abord il n’est pas nécessaire de posséder toutes ces qualités, mais il est indispensable de paraître les avoir  et ensuite il est parfois dangereux d’utiliser ces qualités quoique il soit toujours utile de les posséder. Ainsi la réalité de la possession de ces qualités nécessaires à l’exercice du pouvoir se réduit à l’apparence trompeuse de leur possession . De ce paradoxe, on peut déduire deux problèmes : en quoi des qualités qui se réduisent à des apparences peuvent se substituer à des qualités réelles dans l’exercice effectif du pouvoir si ce dernier est conditionné par la possession effective de ses qualités ? S’il importe de paraître posséder des qualités qui sont bonnes en elles-mêmes, en quoi l’usage réel de ces qualités pourrait-il être mauvais et être dangereux pour le Prince ?  Machiavel répond à ces problèmes en trois moments : la thèse de la primauté de l’apparence des qualités sur leur réalité, ensuite un  principe d’action ( persévérer dans le bien, mais savoir entrer dans le mal quand il le faut), et enfin un principe de communication (ne laisser paraître dans son discours que ses qualités);

Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "Machiavel: Le Prince et la Vertu" a obtenu la note de :
aucune note

Corrigé consulté par :
  • Liuce-267720 le 06/12/2015 à 06H15
  • lima2024-255005 le 20/02/2015 à 20H18
  • pepette-221587 le 07/03/2014 à 07H12
  • Tidou-227129 le 09/01/2014 à 09H22
  • arole-222241 le 18/12/2013 à 18H16
  • Machiavel: Le Prince et la Vertu

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit