Malebranche (Nicolas)

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Sujet : Malebranche (Nicolas)

(Nicolas) Malebranche  Malebranche De tous les objets de notre connaissance, il ne nous reste plus que les âmes des autres hommes, et que les pures intelligences ; et il est manifeste que nous ne les connaissons que par conjecture. Nous ne les connaissons présentement ni en elles-mêmes, ni par leurs idées, et comme elles sont différentes de nous, il n'est pas possible que nous les connaissions par conscience. Nous conjecturons que les âmes des autres sont de même espèce que la nôtre. Ce que nous sentons en nous-mêmes, nous prétendons qu'ils le sentent (...). Je sais que deux et deux font quatre, qu'il vaut mieux être juste que d'être riche, et je ne me trompe point de croire que les autres connaissent ces vérités aussi bien que moi. J'aime le bien et le plaisir, je hais le mal et la douleur, je veux être heureux, et je ne me trompe point de croire que les hommes (...) ont ces inclinations (...). Mais, lorsque le corps a quelque part à ce qui se passe en moi, je me trompe presque toujours si je juge des autres par moi-même. Je sens de la chaleur ; je vois une telle grandeur, une telle couleur, je goûte une telle saveur à l'approche de certains corps : je me trompe si je juge des autres par moi-même. Je suis sujet à certaines passion, j'ai de l'amitié ou de l'aversion pour telles ou telles choses ; et je juge que les autres me ressemblent : ma conjecture est souvent fausse. Ainsi la connaissance que nous avons des autres hommes est sujette à l'erreur si nous n'en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes. Malebranche (Nicolas)
   Malebranche

Malebranche, philosophe et théologien français de la seconde moitié du 17ème siècle a consacré une grande partie de son œuvre à constituer une métaphysique qui permette d’accéder  à la connaissance de la vérité, de la religion et de la morale. Comme l’indique le titre de l’ouvrage dont est extrait ce texte, De la recherche de la vérité, le but du philosophe est chercher à acquérir des certitudes véritables et d’assurer un fondement légitime à la pensée humaine. Dans ce passage, l’auteur s’interroge sur la capacité de l’homme à connaître autrui, mettant en jeu la question de l’ontologie humaine et de la possibilité d’une connaissance universelle de l’homme par l’homme. Assuré par la certitude cartésienne de la connaissance de soi par soi, l’enjeu du texte est alors de savoir si la connaissance de soi permet par voie de conséquence la connaissance d’autrui, auquel cas, il y aurait une essence commune à tous les hommes ou bien si chaque homme est au contraire particulier et insaisissable par une pensée autre que la sienne.

 

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