Marx et la division technique du travail

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Sujet : Marx et la division technique du travail

Marx et la division technique du travail

division Marx technique Marx Un grand nombre d'ouvriers dont chacun fabrique le même objet, soit du papier, des caractères d'imprimerie, des aiguilles, etc., peuvent être occupés simultanément par le même capital dans le même atelier. C'est la coopération dans sa forme la plus simple. Chacun de ces ouvriers (peut-être avec un ou deux compagnons) fait la marchandise entière en exécutant l'une après l'autre les diverses opérations nécessaires et en continuant à travailler suivant son ancien mode. Cependant des circonstances extérieures donnent bientôt lieu d'employer d'une autre façon la concentration des ouvriers dans le même local et la simultanéité de leurs travaux. Une quantité supérieure de marchandises doit par exemple être livrée dans un temps fixé. Le travail se divise alors. Au lieu de faire exécuter les diverses opérations par le même ouvrier les unes après les autres, on les sépare, on les isole, puis on confie chacune d'elles à un ouvrier spécial, et toutes ensemble sont exécutées simultanément et côte à côte par les coopérateurs. Cette division faite une première fois accidentellement se renouvelle, montre ses avantages particuliers et s'ossifie peu à peu en une division systématique du travail. De produit individuel d'un ouvrier indépendant faisant une foule de choses, la marchandise devient le produit social d'une réunion d'ouvriers dont chacun n'exécute constamment que la même opération de détail. Les mêmes opérations qui, chez le papetier d'un corps de métier allemand, s'engrenaient les unes dans les autres comme travaux successifs, se changeaient dans la manufacture hollandaise de papier en opérations de détail exécutées parallèlement par les divers membres d'un groupe coopératif. Le faiseur d'épingles de Nuremberg est l'élément fondamental de la manufacture d'épingles anglaise; mais tandis que le premier parcourait une série de vingt opérations successives peut-être, vingt ouvriers dans celle-ci n'exécutèrent bientôt chacun qu'une seule de ces opérations qui, par suite d'expériences ultérieures, ont été subdivisées et isolées encore davantage. L'origine de la manufacture, sa provenance du métier, présente donc une double face. D'un côté elle a pour point de départ la combinaison de métiers divers et indépendants que l'on désagrège et simplifie jusqu'au point où ils ne sont plus que des opérations partielles et complémentaires les unes des autres dans la production d'une seule et même marchandise; d'un autre côté elle s'empare de la coopération d'artisans de même genre, décompose le même métier en ses opérations diverses, les isole et les rend indépendantes jusqu'au point où chacune d'elles devient la fonction exclusive d'un travailleur parcellaire. La manufacture introduit donc tantôt la division du travail dans un métier ou bien la développe; tantôt elle combine des métiers distincts et séparés. Mais quel que soit son point de départ, sa forme définitive est la même un organisme de production dont les membres sont des hommes. Marx et la division technique du travail
travail   Marx S'agissant de la manufacture, on peut se demander comment elle s'est  introduite dans l'histoire du travail coopératif des hommes. Des époques de l'histoire, notamment le XIXe siècle avec la révolution industrielle européenne, ont pu induire des changements dans les habitudes de travail des sociétés. Pour Marx, la manufacture a pour origine la division du travail, induite dans deux anciens modes distincts d'organisation du travail. Dans l'extrait proposé, Marx nous présente d'abord un des anciens mode d'organisation du travail (l.1 à 7). Dans une seconde partie, il explique comment a été introduite la division du travail dans ce même mode, qui aboutit à la mise en place de la manufacture (l.7 à 29). Enfin, il reprend sa théorie et il conclut sur l'origine de la manufacture, qui est double. À la fin du texte, Marx met l'accent sur la dimension sociale et humaine de l'arrivée de la manufacture. Si elle présente des avantages et semble s'être introduit spontanément dans l'histoire du travail coopératif, quels peuvent être ses aspects négatifs ?         Comment s'organisait le travail avant la division technique de celui-ci ? Dans la première partie, Marx nous décrit l'organisation du travail dans sa forme «  la plus simple ». Cette ancienne méthode de travail consiste en la réunion d'ouvriers, effectuant tous le même travail. Ils fabriquent chacun le produit fini dans son intégralité. Marx met ici l'accent sur l'individualité, c'est-à-dire une certaine indépendance des ouvriers : « chacun fabrique le même objet », et «  chacun fait la marchandise entière ». Le capitaliste réunit donc de nombreux ouvriers dont le travail consiste à la réalisation d'un produit en passant par toutes les étapes d'élaboration (et toutes les étapes nécessaires à celle du produit fini). Marx fait un constat de ce qu'était la forme la plus simple d'organisation du travail : la coopération d'ouvriers réunit sous les ordres d'un capitaliste. Bientôt, Marx interprétera un changement dans ce mode de travail, qui conduira à sa division.  

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  • X64603 le 10/04/2011 à 10H15
  • Pierre49668 le 14/12/2009 à 14H08
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