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Sujet : Nietzsche: L'homme dit : « Je me souviens »

homme Nietzsche souviens Nietzsche L'homme dit : « Je me souviens », et il envie l'animal qui oublie aussitôt et qui voit vraiment mourir l'instant dès qu'il retombe dans la brume et la nuit et s'éteint à jamais. L'animal vit d'une vie non historique, car il s'absorbe entièrement dans le moment présent (...). L'homme au contraire s'arc-boute contre le poids de plus en plus lourd du passé qui l'écrase ou le dévie, qui alourdit sa démarche comme un invisible fardeau de ténèbres qu'il peut bien nier parfois, et qu'il nie volontiers dans le commerce des ses pareils, pour éveiller leur jalousie. Aussi est-il ému de voir, comme la réminiscence d'un paradis perdu, le troupeau au pâturage ou, dans une proximité plus familière encore, l'enfant qui n'a encore aucun passé à renier et qui joue, dans son bienheureux aveuglement, enfermé entre les barrières du passé et de l'avenir. Et cependant son jeu un jour sera troublé, il ne sera que trop tôt tiré de l'inconscience, il apprendra à comprendre ces mots : « C'était autrefois... », cette formule qui appelle sur l'homme la lutte, la douleur et la satiété, et qui lui rappelle que son existence n'est en somme qu'un imparfait qui ne s'achèvera jamais. Lorsque enfin la mort apporte l'oubli désiré, elle nous dérobe à la fois le présent et l'existence, et met le sceau sur cette vérité, qu'être n'est qu'un avoir été ininterrompu, une chose qui vit de se nier et de se consumer, de se contredire elle-même. NIETZSCHE.
   Nietzsche

• La mémoire, pour Nietzsche, empêche l'action. Par la mémoire en effet l'homme res-sent, il ne ré-agit plus. L'homme qui n'oublie pas est donc l'homme du ressentiment, de l'aigreur, incapable de connaître le bonheur de l'instant présent. L'oubli, en revanche, est une force qui seule permet la manifestation de la volonté du vouloir-vivre. Ainsi « il est impossible de vivre sans oublier ».
• Le passé apparaît à l'homme comme l'irréversible et l'irrémédiable. Le devenir du présent est le lieu du possible où peut s'exercer la volonté de puissance. Le passé, au contraire, métamorphose et fige la contingence du présent en la nécessité du « cela a été ». Dès lors la volonté ne peut que se briser sur cette pétrification du passé qui se donne comme le contre-vouloir de cette volonté. C'est pourquoi le passé est un « fardeau » qui « écrase et dévie » l'homme.
• C'est par la mémoire, conscience du passé, que l'homme acquiert la conscience du temps et donc celle de la fugitivité de sa vie.
• On prendra garde que Nietzsche n'invite pas l'homme à vivre comme l'animal. L'homme doit, et c'est ce qui le sépare de l'animal, affirmer sa volonté de puissance. (Rapprocher la position de Nietzsche de celle de Hegel « Le paradéisos est un parc habité par des animaux, dans lequel l'homme vivait dans l'état animal et était innocent, ce que précisément l'homme ne doit pas être. » Cf. Philosophie de l'histoire.)

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