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Sujet : Nietzsche

Nietzsche

 Nietzsche  Nietzsche Les philosophes ont coutume de parler de la volonté comme si c'était la chose la mieux connue du monde ; Schopenhauer a même laissé entendre que la volonté était la seule chose qui nous fût réellement connue, entièrement et totalement connue, sans surplus et sans reste ; mais il me semble toujours que Schopenhauer, dans ce cas comme dans d'autres, n'a fait que ce que font d'habitude les philosophes : il a adopté et poussé à l'extrême un préjugé populaire. La volonté m'apparaît avant tout comme une chose complexe, une chose qui n'a d'unité que son nom, et c'est dans cette unicité du nom que réside le préjugé populaire qui a trompé la vigilance toujours en défaut des philosophes. Pour une fois, soyons donc plus circonspects, soyons moins philosophes, disons que dans toute volonté il y a d'abord une pluralité de sentiments, le sentiment de l'état dont on veut sortir, celui de l'état où l'on tend, le sens de ces directions elles-mêmes, "à partir d'ici" 'pour aller là-bas", enfin une sensation musculaire accessoire qui, même sans que nous remuions bras ni jambes, entre en jeu comme machinalement sitôt que nous nous mettons à "vouloir". De même que le sentir, et un sentir multiple, est évidemment l'un des ingrédients de la volonté, elle contient aussi un 'penser" ; dans tout acte volontaire, il y a une pensée qui commande ; et qu'on ne croie pas pouvoir isoler cette pensée du "vouloir" pour obtenir un précipité qui serait encore de la volonté. En troisième lieu, la volonté n'est pas uniquement un complexe de sentir et de penser, mais encore et avant tout un état affectif, l'émotion de commander dont nous avons parlé plus haut. Ce qu'on appelle le "libre arbitre" est essentiellement le sentiment de supériorité qu'on éprouve à l'égard d'un subalterne. "Je suis libre, c'est à lui d'obéir"' voilà ce qu'il y a au fond de toute volonté, avec cette attention tendue, ce regard direct fixé sur une seule chose, ce jugement absolu : "À présent, ceci est nécessaire, et rien d'autre", la certitude qu'on sera obéi, et tout ce qui constitue encore l'état de l'âme de celui qui commande. Vouloir, c'est commander en soi à quelque chose qui obéit ou dont on se croit obéi. Nietzsche
   Nietzsche

La volonté n'est pas cette faculté une et indivisible que décrit la tradition. Elle est au contraire composée d'éléments hétérogènes qui rendent problématique l'unité du moi. Si pour Schopenhauer la volonté est le principe de toute représentation qui détermine notre vouloir-vivre à désirer, pour Nietzsche, la volonté est un mot qui recouvre un ensemble de sentiments associé à une pensée.
 
 
Problématique.
 

 La volonté est constituée de trois éléments : sensation, affectivité, pensée. Ces trois éléments sont constitutifs de la volonté. En fait, vouloir, c'est commander à soi-même. Cela suppose une scission du sujet. En d'autres termes, le libre-arbitre cache une hiérarchie de fonctions dont certaines dominent les autres.
 
 
Enjeux.
 

 En remettant en question l'unité de la volonté, Nietzsche cherche à évaluer la part que nous prenons dans nos actions. Ne sommes-nous pas déterminés à notre insu ? Ne sommes-nous pas "agis" ? La critique j nietzschéenne touche dès lors la notion de moi, en ce sens que pour mener une action, il est nécessaire qu'il y ait un centre de décision. Or, cela suppose qu'il y ait une identité entre le vouloir et l'action. En rejetant cette unité, Nietzsche débusque un préjugé métaphysique.

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