Blaise PASCAL: Justice, force.

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Blaise PASCAL: Nous ne vivons jamais, mais no ... Blaise PASCAL: Le silence éternel de ces espa ... >>
Partager

Sujet : Blaise PASCAL: Justice, force.

Blaise PASCAL: Justice, force.

PASCAL Blaise Justice Blaise Justice, force. Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste. La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute. Aussi on n'a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et a dit qu'elle était injuste, et a dit que c'était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fut juste. Blaise PASCAL
force.   Blaise

La première partie du texte est constituée de couples de propositions qui opposent et comparent la force et la justice. Et, pour commencer, Pascal expose comment l'une et à l'autre s'imposent à nous: "Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi." Ce qui est juste comme ce qui est le plus fort doivent être suivis, c'est-à-dire qu'on doit s'y soumettre, leur obéir. Par ce qui est juste, il faut entendre ce qui est conforme à la justice, c'est-à-dire à des principes qui règlent de manière équitable d'une part les rapports entre les personnes et d'autre part les rapports entre les personnes et les choses. La justice n'est donc pas ici l'institution judiciaire, mais une idée qui recouvre un ensemble de principes. Dire qu'il est juste de suivre ces principes dans nos actions, c'est dire que c'est notre devoir de les respecter, précisément parce qu'ils ont une valeur qui commande qu'on s'y soumette.
 
 Par ce qui est le plus fort, il faut entendre ce qui, au moyen de sa force, est capable d'exercer un pouvoir sur ceux qui sont moins forts que lui, c'est-à-dire d'exiger et d'obtenir d'eux qu'ils lui obéissent, en l'occurrence par la menace d'avoir à subir ses rigueurs. Qu'il soit nécessaire de suivre le plus fort tient précisément à sa suprématie. Mais si c'est nécessaire, ce n'est pas juste : on doit se soumettre au plus fort par prudence ou parce qu'il ne nous laisse pas d'autres choix, pas parce que c'est notre devoir de le faire. On n'obéit pas à la force comme on se soumet à la justice.
 

Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "Blaise PASCAL: Justice, force." a obtenu la note de :

5.5 / 10

Corrigé consulté par :
  • sakinataime-242960 le 19/01/2015 à 19H19
  • Csdg-242043 le 14/09/2014 à 14H17
  • KikiPo-224823 le 18/12/2013 à 18H21
  • Iwizzle-196929 le 21/01/2013 à 21H22
  • wwwyasserfr-191857 le 11/01/2013 à 11H23
  • Blaise PASCAL: Justice, force.

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit