Platon vs Gorgias: le beau et le juste selon la Nature

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Sujet : Platon vs Gorgias: le beau et le juste selon la Nature

Platon vs Gorgias: le beau et le juste selon la Nature

Gorgias Platon beau Platon Gorgias : Veux-tu savoir ce que sont le beau et le juste selon la nature ? Hé bien, je vais te le dire franchement ! Voici, si on veut vivre comme il faut, on doit laisser aller ses propres passions, si grandes soient-elles, et ne pas les réprimer. Au contraire, il faut être capable de mettre son courage et son intelligence au service de si grandes passions et de les assouvir avec tout ce qu'elles peuvent désirer. Seulement, tout le monde n'est pas capable, j'imagine, de vivre comme cela. C'est pourquoi la masse des gens blâme les hommes qui vivent ainsi, gênée qu'elle est de devoir dissimuler sa propre incapacité à le faire. La masse déclare donc bien haut que le dérèglement est une vilaine chose. C'est ainsi qu'elle réduit à l'état d'esclaves les hommes dotés d'une plus forte nature que celle des hommes de la masse ; et ces derniers, qui sont eux-mêmes incapables de se procurer les plaisirs qui les combleraient, font la louange de la tempérance et de la justice à cause du manque de courage de leur âme. Socrate : Mais, tout de même la vie dont tu parles, c'est une vie terrible ![...] En effet, regarde bien si ce que tu veux dire, quand tu parles de ces genres de vie, une vie d'ordre et une vie de dérèglement, ne ressemble pas à la situation suivante. Suppose qu'il y ait deux hommes qui possèdent, chacun, un grand nombre de tonneaux. Les tonneaux de l'un sont sains, remplis de vin, de miel, de lait, et cet homme a encore bien d'autres tonneaux, remplis de toutes sortes de choses. Chaque tonneau est donc plein de ces denrées liquides qui sont rares, difficiles à recueillir et qu'on obtient qu'au terme de maints travaux pénibles. Mais, au moins, une fois que cet homme a rempli ses tonneaux, il n'a plus à y reverser quoi que ce soit ni à s'occuper d'eux ; au contraire, quand il pense à ses tonneaux, il est tranquille. L'autre homme, quant à lui, serait aussi capable de se procurer ce genre de denrées, même si elles sont difficiles à recueillir, mais comme ses récipients sont percés et fêlés, il serait forcé de les remplir sans cesse, jour et nuit, en s'infligeant les plus pénibles peines. Alors, regarde bien, si ces deux hommes représentent chacun une manière de vivre, de laquelle des deux dis-tu qu'elle est la plus heureuse ? Est-ce la vie de l'homme déréglé ou celle de l'homme tempérant ? En te racontant cela, est-ce que je te convaincs d'admettre que la vie tempérante vaut mieux que la vie déréglée ? [...] Gorgias : Tu ne me convaincs pas, Socrate. Car l'homme dont tu parles, celui qui a fait le plein en lui-même et en ses tonneaux, n'a plus aucun plaisir, il a exactement le type d'existence dont je parlais tout à l'heure : il vit comme une pierre. S'il a fait le plein, il n'éprouve plus ni joie ni peine. Au contraire, la vie de plaisirs est celle où on verse et reverse autant qu'on peut dans son tonneau ! Platon
juste selon Nature Platon Le Gorgias pose la question de savoir ce qu'est la rhétorique, donc son utilité. Or Gorgias la définit comme la science des discours. Dès lors le problème est de savoir de quel type de discours elle est la science : c'est du juste et de l'injuste. Mais au fil du dialogue, la rhétorique apparaît comme étant à l'âme ce qu'est la cuisine pour le corps. Les orateurs sont regardés alors comme des flatteurs mais selon Polos se sont les citoyens les plus puissant. C'est alors que s'engage une discussion sur la valeur de cette puissance avec comme exemple le cas du tyran. Or, en tuant ou bannissant, il fait tout ce qu'il y a de plus contraire à son bien, puisqu'il fait une injustice. Il n'est donc ni puissant, ni heureux. Cependant, comme Polos le soutient, tout le monde tient pour un homme heureux le roi de Macédoine Archélaos, qui est parvenu au trône à force de crimes. Mais : l'opinion du grand nombre ne compte pas ici et pour dire si le grand roi lui-même est heureux, il faut connaître le fond de son âme et savoir s'il pratique la justice. Ainsi dans sa discussion avec Polos, Socrate insiste particulièrement sur ces deux points : qu'il vaut mieux subir l'injustice que de la commettre et que le plus grand des maux est de n'être pas puni quand on a mérité de l'être ; et qu'il y a plus de mal encore à n'être pas puni d'une faute qu'à la commettre. Dès lors la question se porte sur la valeur du plaisir, de l'avantage et du bien et c'est dans ce contexte que se pose la question qui dirige l'ensemble de notre texte (492a) qui est de savoir : quelle est le genre de vie qu'il faut choisir en vue d'être heureux c'est-à-dire quel est la valeur du désir et de son rapport avec le bonheur ?

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