Platon, Platon, Gorgias 491e-492d

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Sujet : Platon, Platon, Gorgias 491e-492d

Platon, Platon, Gorgias 491e-492d

Platon Platon Gorgias Platon «Mais si, Socrate, c'est d'eux que tu parles, absolument ! Car comment un homme pourrait-il être heureux s'il est esclave de quelqu'un d'autre ? Veux-tu savoir ce que sont le beau et le juste selon la nature ? Hé bien, je vais te le dire franchement ! Voici, si on veut vivre comme il faut, on doit laisser aller ses propres passions, si grandes soient-elles, et ne pas les réprimer. Au contraire, il faut être capable de mettre son courage et son intelligence au service de si grandes passions et de les assouvir avec tout ce qu'elles peuvent désirer. Seulement, tout le monde n'est pas capable, j'imagine, de vivre comme cela. C'est pourquoi la masse des gens blâme les hommes qui vivent ainsi, gênée qu'elle est de devoir dissimuler sa propre incapacité à le faire. La masse déclare donc bien haut que le dérèglement est une vilaine chose. C'est ainsi qu'elle réduit à l'état d'esclaves les hommes dotés d'une plus forte nature que celle des homes de la masse; et ces derniers, qui sont eux-mêmes incapables de se procurer les plaisirs qui les combleraient, font la louange de la tempérance et de la justice à cause du manque de courage de leur âme. Car, bien sûr, pour tous les hommes qui, dès le départ, se trouvent dans la situation d'exercer le pouvoir, qu'ils soient nés fils de rois ou que la force de leur nature les ait rendus capables de s'emparer du pouvoir - que ce soit le pouvoir d'un seul homme ou celui d'un groupe d'individus -, oui, pour ces hommes-là, qu'est-ce qui serait plus vilain et plus mauvais que la tempérance et la justice ?» Platon, Platon, Gorgias 491e-492d
491e 492d  Platon

a. Terme ou expression de liaison
 
 - “Mais…” : contradiction, discours de Calliclès qui s’oppose à celui de Socrate. Perspective polémique.
 
 - “Car…” : explication; Calliclès justifie sa thèse et définit la question du débat.
 
 - “Seulement…” : restriction.
 
 - “C’est pourquoi…” : justification de cette restriction.
 
 - “La masse déclare donc…” : conclusion sur le point de vue de la “masse”.
 
 - “C’est ainsi…” : conséquences générales de ce point de vue.
 
 b. Structure première
 
 - “Mais si…ce qu’elles peuvent désirer” : Calliclès expose son idée générale qui est en totale contradiction avec celle de Socrate comme nous le signale la conjonction “mais”. Ce qui est juste, selon la nature, c’est de pouvoir assouvir sans frein ses désirs. En cela consiste justement le bonheur.
 
 - “Seulement, …à cause du manque de courage de leur âme” : la restriction “seulement” situe le point de vue de Calliclès comme étant à contre-courant de l’opinion dominante. L’éloge de la tempérance et de la justice est le moyen par lequel la masse des faibles, vertueuse par impuissance, cherche à enchaîner les forts.
 
 - “Car bien sûr…où eux-mêmes exercent le pouvoir” : Calliclès reprend sa thèse liminaire et la justifie. La puissance du désir trouve sa véritable voie dans l’exercice du pouvoir et plus particulièrement du pouvoir absolu.
 

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