LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Platon, République, Livre VII: L'allégorie de ... Kant: Personnalité et moralité >>
Partager

Sujet : Platon, Théétète: Accoucher les âmes !

Théétète Platon Accoucher Platon « SOCRATE — Voilà donc jusqu'où va le rôle des accoucheuses ; bien supérieure est ma fonction. Il ne se rencontre point, en effet, que les femmes parfois accouchent d'une vaine apparence et, d'autres fois, d'un fruit réel, et qu'on ait quelque peine à faire le discernement. Si cela se rencontrait, le plus gros et le plus beau travail des accoucheuses serait de faire le départ de ce qui est réel et de ce qui ne l'est point. N'es-tu pas de cet avis ? THEETETE — Si fait. SOCRATE — Mon art de maïeutique a mêmes attributions générales que le leur. La différence est qu'il délivre les hommes et non les femmes et que c'est les âmes qu'il surveille en leur travail d'enfantement, non point les corps. Mais le plus grand privilège de l'art que, moi, je pratique est qu'il sait faire l'épreuve et discerner, en toute rigueur, si c'est apparence vaine et mensongère qu'enfante la réflexion du jeune homme, ou si c'est fruit de vie et de vérité. J'ai, en effet, même impuissance que les accoucheuses. Enfanter en sagesse n'est point en mon pouvoir, et le blâme dont plusieurs déjà m'ont fait opprobre, qu'aux autres posant questions je ne donne jamais mon avis personnel sur aucun sujet et que la cause en est dans le néant de ma propre sagesse, est blâme véridique. La vraie cause la voici : accoucher les autres est contrainte que le dieu m'impose ; procréer est puissance dont il m'a écarté.» Platon, Théétète, trad. A. Diès, Les Belles-Lettres, 150 a-c
âmes   Platon
  • I Méthodes


a - Particularités du texte : Un dialogue

Ce genre littéraire apparaît d'emblée difficile à traiter. Que faire des personnages ? Faut-il morceler son explication en fonction des répliques ? Comment y retrouver la substantifique moelle philosophique ?
Pourtant, il faut écarter l'idée qu'il faudrait traiter un dialogue autrement qu'un texte de forme ordinaire. Ceci pour deux sortes de raisons, d'ordre technique et d'ordre philosophique.

- Techniquement parlant, la forme dialoguée n'exige aucun traitement particulier, puisqu'il s'agit toujours de reconstruire l'argumentation, de produire les articulations, de repérer et d'analyser des notions. Le programme type de l'explication ou du commentaire doit donc s'appliquer intégralement, sans autre forme Philosophiquement parlant, il n'y a aucune différence substantielle à établir. Platon nous le dit lui-même (Sophiste, 217 b - 218 a) : la “ méthode interrogative ” ne relève pas de l'obligation doctrinale, mais de la commodité pratique. Si l'on dispose d'un “ partenaire complaisant et docile ”, explique-t-il, la méthode “ avec interlocuteur ” est “ la plus facile ”. Si cette condition n'est pas remplie, “ mieux vaut argumenter tout seul ”. Voilà qui nous renvoie à la définition de la pensée comme dialogue de l'âme avec elle-même (Théétète, 189 e). Dans tous les cas il faut une dualité, parce que le mouvement de la pensée requiert d'abord une prise de distance à l'égard de l'apparence immédiate, puis une reprise au niveau supérieur. Ainsi se déploie l'art de “ rendre et demander raison ” qui est proprement la dialectique philosophique (République, 531 d).

- Il faut cependant se garder d'en déduire que la forme dialoguée doit être considérée comme un pur accident rhétorique. Au contraire, toute pensée philosophique apparaît de nature dialogale. La vérité philosophique ne se donne pas dans un discours monolithique qu'il suffirait d'apprendre comme un savoir tout fait, mais par un long cheminement personnel, que chacun doit assumer pour son propre compte. La méthode socratique est donc indissociable de la pensée à ÷uvre. C'est pourquoi on retrouvera au sein même du texte une part des fondements philosophiques d'un tel procédé. La philosophie est une pratique initiatique, qui requiert une altérité.

Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "Platon, Théétète: Accoucher les âmes !" a obtenu la note de :
aucune note

Corrigé consulté par :
  • kd-260049 le 08/05/2015 à 08H16
  • InesssL-217078 le 27/10/2013 à 27H11
  • juvoi-216750 le 23/10/2013 à 23H14
  • Poerava-200548 le 11/02/2013 à 11H20
  • virgiiie le 14/04/2012 à 14H13
  • 150000 corrigés de dissertation en philosophie

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit