ROUSSEAU

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Sujet : ROUSSEAU

ROUSSEAU

 ROUSSEAU  ROUSSEAU N'allons pas surtout conclure avec Hobbes que, pour n'avoir aucune idée de la bonté, l'homme soit naturellement méchant ; qu'il soit vicieux, parce qu'il ne connaît pas la vertu ; qu'il refuse toujours à ses semblables des services qu'il ne croit pas leur devoir ; ni qu'en vertu du droit qu'il s'attribue avec raison aux choses dont il a besoin, il s'imagine follement être le seul propriétaire de tout l'univers. Hobbes a très bien vu le défaut de toutes les définitions modernes du droit naturel : mais les conséquences qu'il tire de la sienne montrent qu'il la prend dans un sens qui n'est pas moins faux. En raisonnant sur les principes qu'il établit, cet auteur devait dire que, l'état de nature étant celui où le soin de notre conservation est le moins préjudiciable à celle d'autrui, cet état était par conséquent le plus propre à la paix et le plus convenable au genre humain. Il dit précisément le contraire, pour avoir fait entrer mal à propos dans le soin de la conservation de l'homme sauvage le besoin de satisfaire une multitude de passions qui sont l'ouvrage de la société, et qui ont rendu les lois nécessaires. Le méchant, dit-il, est un enfant robuste. Il reste à savoir si l'homme sauvage est un enfant robuste. Quand on le lui accorderait qu'en conclurait-il ? Que si, quand il est robuste, cet homme était aussi dépendant des autres que quand il est faible, il n'y a sorte d'excès auxquels il ne se portét ; qu'il ne battît sa mère lorsqu'elle tarderait trop à lui donner la mamelle ; qu'il n'étranglét un de ses jeunes frères lorsqu'il en serait incommodé ; qu'il ne mordît la jambe à l'autre lorsqu'il en serait heurté ou troublé : mais ce sont deux suppositions contradictoires dans l'état de nature qu'être robuste et dépendant. L'homme est faible quand il est dépendant, et il est émancipé avant que d'être robuste. Hobbes n'a pas vu que la même cause qui empêche les sauvages d'user de leur raison, comme le prétendent nos jurisconsultes, les empêche en même temps d'abuser de leurs facultés, comme il le prétend lui-même ; de sorte qu'on pourrait dire que les sauvages ne sont pas méchants, précisément parce qu'ils ne savent pas ce que c'est qu'être bons ; car ce n'est ni le développement des lumières, ni le frein de la loi, mais le calme des passions et l'ignorance du vice qui les empêchent de mal faire (...).ROUSSEAU
   ROUSSEAU

La question qui fournit la toile de fond de ce texte est classique : les xviie et xviiie siècles lui ont fait une grande place dans leurs traités de « philosophie politique », en l'absence d'une véritable théorie de l'histoire. C'est celle de l'état de Nature — Rousseau l'indique nommément au passage. Ici, il convient de la replacer dans une double perspective. D'une part, le problème du droit Naturel qui lui est étroitement lié, où se rencontrent juristes et théologiens, constitue l'axe de référence auquel il faut rapporter certaines allusions du texte pour les éclairer. D'autre part, on ne peut la séparer d'une interrogation qui parcourt toute l'oeuvre de Rousseau : comment comprendre la nature humaine, dès lors qu'elle a une histoire, celle de la raison (à ne pas confondre avec la conscience), de l'enfant à l'adulte, du sauvage au citoyen? Dans cette grande affaire, les interlocuteurs de Rousseau ne sont pas de moindre importance : Hobbes d'abord, dont le De Cive (1642) et surtout le Léviathan (1651) n'ont cessé, depuis leur publication, d'alimenter les débats les plus âpres; les Jurisconsultes ensuite, c'est-à-dire (pour ne citer que les deux plus célèbres) Grotius (avec son De jure belli et pacis, 1625) et Pufendorf (avec son De jure naturae et gentium, 1672). Mais on ne saurait oublier Locke (et son Deuxième Traité du gouvernement civil, 1690), ni non plus Spinoza (et son Traçtatus theologicopoliticus, 1670).
 

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