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Sujet : SARTRE

 SARTRE

 SARTRE  SARTRE En soi Autrui-objet n'a jamais assez de force pour occasionner l'amour. Si l'amour a pour idéal l'appropriation d'autrui en tant qu'autrui, c'est-à-dire en tant que subjectivité regardante, cet idéal ne peut être projeté qu'à partir de ma rencontre avec autrui-sujet, non avec autrui-objet. La séduction ne peut parer autrui-objet qui tente de me séduire que du caractère d'objet précieux « à posséder »; elle me déterminera peut-être à risquer gros pour le conquérir; mais ce désir d'appropriation d'un objet au milieu du monde ne saurait être confondu avec l'amour. L'amour ne saurait donc naître chez l'aimé que de l'épreuve qu'il fait de son aliénation et de sa fuite vers l'autre. Mais, de nouveau, l'aimé, s'il en est ainsi, ne se transformera en amant que s'il projette d'être aimé, c'est-à-dire si ce qu'il veut conquérir n'est point un corps mais la subjectivité de l'autre en tant que telle. Le seul moyen, en effet, qu'il puisse concevoir pour réaliser cette appropriation, c'est de se faire aimer. Ainsi nous apparaît-il qu'aimer est, dans son essence, le projet de se faire aimer. D'où cette nouvelle contradiction et ce nouveau conflit: chacun des amants est entièrement captif de l'autre en tant qu'il veut se faire aimer par lui à l'exclusion de tout autre ; mais en même temps, chacun exige de l'autre un amour qui ne se réduit nullement au « projet d'être-aimé ». Ce qu'il exige, en effet, c'est que l'autre, sans chercher originellement à se faire aimer, ait une intuition à la fois contemplative et affective de son aimé comme la limite objective de sa liberté, comme le fondement inéluctable et choisi de sa transcendance, comme la totalité d'être et la valeur suprême. L'amour ainsi exigé de l'autre ne saurait rien demander : il est pur engagement sans réciprocité. SARTRE
   SARTRE

   Sartre est – tout du moins du point de vue de la tradition française – LE philosophe de la pensée existentialiste : l'existentialisme est un humanisme et sa postérité en sont la preuve incontestable. De même pour l'Etre et le Néant : qui à défaut de l'avoir lu ne connaît pas ce titre ? Il va s'agir dès à présent de passer outre cette connaissance de surface pour entrer dans le livre même. Notre texte nous y invite.

            Extrait de la troisième partie du livre intitulé « le pour-autrui » et du chapitre III « les relations concrètes avec autrui », notre texte a pour objet l'amour.

 

Thème du texte :

 

L'amour

 

Thèse du texte :

 

Dès lors que l'amour est le projet d'être aimé, l'amour est engagement au sens strict du terme, autrement dit engagement n'impliquant pas de réciprocité. Thèse pour le moins problématique.

Cf dans le texte :

« aimer est, dans son essence, le projet de se faire aimer. »

« L'amour ainsi exigé de l'autre ne saurait rien demander : il est pur engagement sans réciprocité »

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  • wenceslas-228641 le 23/01/2014 à 23H13
  • sarah51 le 12/11/2011 à 12H16
  • placide le 26/10/2011 à 26H16
  • Simon59651 le 28/02/2010 à 28H18
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