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Sujet : SARTRE: L'argument décisif utilisé par le bon sens contre la liberté consiste à nous rappeler notre impuissance.

argument SARTRE décisif SARTRE L'argument décisif utilisé par le bon sens contre la liberté consiste à nous rappeler notre impuissance. Loin que nous puissions modifier notre situation à notre gré, il semble que nous ne puissions pas nous changer nous-mêmes. Je ne suis « libre » ni d'échapper au sort de ma classe, de ma nation, de ma famille, ni même d'édifier ma puissance ou ma fortune, ni de vaincre mes appétits les plus insignifiants ou mes habitudes. Je nais ouvrier, Français, hérédo-syphilitique ou tuberculeux. L'histoire d'une vie, quelle qu'elle soit, est l'histoire d'un échec. Le coefficient d'adversité des choses est tel qu'il faut des années de patience pour obtenir le plus infime résultat. Encore faut-il « obéir à la nature pour la commander », c'est-à-dire insérer mon action dans les mailles du déterminisme. Bien plus qu'il ne parait « se faire », l'homme semble « être fait » par le climat et la terre, la race et la classe, la langue, l'histoire de la collectivité dont il fait partie, l'hérédité, les circonstances individuelles de son enfance, les habitudes acquises, les grands et les petits événements de sa vie. Cet argument n'a jamais profondément troublé les partisans de la liberté humaine : Descartes, le premier, reconnaissait à la fois que la volonté est infinie et qu'il faut « tâcher à nous vaincre plutôt que la fortune ». C'est qu'il convient ici de faire des distinctions ; beaucoup des faits énoncés par les déterministes ne sauraient être pris en considération. Le coefficient d'adversité des choses, en particulier, ne saurait être un argument contre notre liberté, car c'est par nous, c'est-à-dire par la position préalable d'une fin, que surgit ce coefficient d'adversité. Tel rocher, qui manifeste une résistance profonde si je veux le déplacer, sera, au contraire, une aide précieuse si je veux l'escalader pour contempler le paysage. En lui-même - s'il est même possible d'envisager ce qu'il peut être en lui-même - il est neutre, c'est-à-dire qu'il attend d'être éclairé par une fin pour se manifester comme adversaire ou comme auxiliaire. SARTRE
utilisé sens contre SARTRE

Ce texte de Jean-Paul Sartre prend la liberté pour thème ; il s’agit en effet d’une discussion autour de la thèse déterministe, c’est-à-dire qui nie la liberté humaine. Cette thèse est attribuée au bon sens, c’est-à-dire qu’elle renvoie à la conception commune que l’on se fait de la condition de l’homme dans le monde et de sa liberté. Cette conception se résume dans la phrase : « L’histoire d’une vie, quelle qu’elle soit, est l’histoire d’un échec. » Le terme d’échec doit se prendre dans le sens très précis d’obstacle : autrement dit, la vie humaine viendrait toujours buter contre des limites, des obstacles, des empêchements, qui sont autant d’arguments contre la liberté ; les hommes seraient ainsi toujours « tenus en échec », parce que nombre de choses ne dépendent pas d’eux : leur milieu social, leur nationalité, leur santé personnelle, etc.

Or, Sartre entend bien rectifier cette conception, au nom de la liberté elle-même. Pour ce faire, il passe en revue la conception déterministe du sens commun et la confronte à la conception cartésienne de la liberté telle qu’elle s’exprime dans les Méditations métaphysique. C’est sur cette base que Sartre produit le concept de « situation », notamment grâce à l’exemple du rocher ; l’idée de situation permet ainsi de penser que les choses ne sont pas ce qui nous tient en  échec, mais ce qui oppose un coefficient d’adversité plus ou moins grand à mon action. En somme, c’est en agissant que nous posons ce qui nous fait obstacle ou non et ce n’est pas, à l’inverse, les obstacles qui déterminent l’étendue de notre action.

 

 

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