LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< John Stuart Mill, La nature Karl MARX et la Production >>
Partager

Sujet : A. SCHOPENHAUER, Le Monde comme volonté et comme représentation, trad. A. Burdeau, Paris, PUF, 1966, p. 1337.

Monde SCHOPENHAUER comme SCHOPENHAUER "Nous sentons la douleur, mais non l'absence de douleur ; le souci, mais non l'absence de souci ; la crainte, mais non la sécurité. Nous ressentons le désir comme nous ressentons la faim et la soif ; mais le désir est-il rempli, aussitôt il advient de lui comme de ces morceaux goûtés par nous et qui cessent d'exister pour notre sensibilité, dès le moment où nous les avalons. Nous remarquons douloureusement l'absence des jouissances et des joies, et nous les regrettons aussitôt. Seules, en effet, la douleur et la privation peuvent produire une impression positive et par là se dénoncer d'elles-mêmes ; le bien-être, au contraire, n'est que pure négation. Aussi n'apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie, la santé, la jeunesse et la liberté, tant que nous les possédons ; pour en comprendre la valeur, il faut que nous les ayons perdus, car ils sont aussi négatifs. Que notre vie était heureuse, c'est ce dont nous ne nous apercevons qu'au moment où ces jours heureux ont fait place à des jours malheureux. Autant les jouissances augmentent, autant diminue l'aptitude à les goûter : le plaisir devenu habitude n'est plus éprouvé comme tel. Mais par là-même grandit la faculté de ressentir la souffrance ; car la disparition d'un plaisir habituel cause une impression douloureuse. Ainsi la possession accroît la mesure de nos besoins, et du même coup la capacité de ressentir la douleur." A. SCHOPENHAUER, Le Monde comme volonté et comme représentation, trad. A. Burdeau, Paris, PUF, 1966, p. 1337.
volonté comme représentation SCHOPENHAUER

Schopenhauer a été pendant longtemps ignoré des philosophes et du public. Pendant sa vie, ses œuvres ont eu énormément de mal à être diffusées et il se consolait en affirmant écrire pour la postérité. Selon lui, ses contemporains ne pouvaient pas réellement comprendre ses œuvres. Il est vrai que la période de sa vie a surtout été marquée, en Allemagne, par la philosophie d’Hegel qu’il reconnaissait comme son principal ennemi. On peut peut-être penser que sa théorie effraie. Le monde que construit Schopenhauer n’est pas un monde parfait, loin de là. C’est pour cela que le philosophe a été étiqueté pessimiste. Il est vrai que ces vues sur l’existence humaines sont très noires, comme nous en avons un exemple dans ce texte. La phrase la plus célèbre de Schopenhauer a d’ailleurs été pendant longtemps : «  la vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui. » Pourtant, il ne s’agit pas là d’une conception non fondée ou provocante. Elle repose sur un système philosophique ample et cohérent, fondé sur la théorie de la volonté. En effet, pour le philosophe, le monde est l’effet, l’objectivation d’une volonté unique et première qui se manifeste autant dans la croissance de la plante que dans les actions humaines. Il subordonne donc par suite l’existence humaine, non à l’intellect comme ont pu le faire les philosophes avant lui, mais à la volonté. De fait, l’homme est poussé à toujours désirer et à toujours souffrir. Ici, Schopenhauer s’interroge sur la nature de la douleur et sur celle du plaisir. Dans un univers comme celui de Schopenhauer, le bonheur est-il possible ? Comment ressentons-nous la joie ? Pouvons-nous prendre conscience de la joie quand elle est là ? Ou, c’est simplement par contraste, que le bon se conçoit ? Pour répondre à ces questions, Schopenhauer passe par une analyse de la sensibilité. Ce texte se décompose en trois parties : la première étudie la sensation de douleur, la seconde met en exergue la négativité du plaisir et de la satisfaction et la dernière étudie les conséquences du désir transformé en habitude.

 

 

Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "A. SCHOPENHAUER, Le Monde comme volonté et comme représentation, trad. A. Burdeau, Paris, PUF, 1966, p. 1337." a obtenu la note de :

5.5 / 10

Sujets connexes :
  • Aucun sujet trouvé
Corrigé consulté par :
  • vanvan-250501 le 24/12/2014 à 24H10
  • Malo-244233 le 13/10/2014 à 13H03
  • ze1killer-215600 le 26/01/2014 à 26H20
  • kjkjlkjlkj-204367 le 11/04/2013 à 11H02
  • yoshistar972-194497 le 27/01/2013 à 27H18
  • 150000 corrigés de dissertation en philosophie

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit