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Sujet : Arthur SCHOPENHAUER: Homme, animal métaphysique

SCHOPENHAUER Arthur Homme Arthur Aucun être, sauf l'homme, ne s'étonne de sa propre existence ; pour tous les autres animaux elle est une chose qui s'entend de soi et qui ne les frappe pas. Dans le calme de leur regard c'est la sagesse même de la nature qui s'exprime ; car chez eux la volonté et l'intelligence ne se sont pas encore assez fortement séparées pour s'étonner mutuellement, quand elles se retrouvent réunies. Ici l'ensemble du phénomène tient encore fermement au tronc primitif d'où il est né, et participe de l'omniscience inconsciente de notre mère commune, la nature. - Ce n'est qu'après que l'essence intime de la nature (l'objectivation de la volonté de vivre) s'est élevée, vaillante et joyeuse, à travers les deux règnes des êtres inconscients, puis ensuite à travers la longue et vaste série des animaux, qu'elle arrive enfin, avec l'apparition de la raison, c'est-à-dire dans l'homme, et pour la première fois, à réfléchir sur elle-même ; elle s'étonne alors de sa propre oeuvre, et se demande ce qu'elle est elle-même. Son étonnement est d'autant plus grave qu'elle se trouve ici pour la première fois, avec conscience, en présence de la mort, et que la condition finie de toute existence, non moins que l'inanité de toute aspiration. s'imposent à elle avec plus ou moins de force. Ce sont ces réflexions et cet étonnement qui donnent naissance à ce besoin métaphysique propre à l'homme exclusivement : celui-ci est donc un « animal métaphysicum ». A la première origine de sa conscience, lui aussi se considère comme quelque chose qui s'entend de soi. Mais cela ne dure pas ; bientôt, dès ses premières réflexions, se manifeste cet étonnement, appelé à faire naître la métaphysique. Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
animal métaphysique  Arthur

- Le texte commence par une mise à l’écart de l’homme par rapport au reste de la nature. Il fait figure d’exception. Beaucoup de philosophes ont réfléchi sur cette particularité de l’homme. Il est vrai qu’il semble assez évident que l’homme se distingue de l’animal et que la différence est énorme, même si certaines recherches scientifiques soulignent les points communs entre les différentes espèces. D’ailleurs remarquons que Schopenhauer emploie l’expression « animal métaphysique ». Certes l’homme est un « animal », il n’y a pas chez Schopenhauer de nature différente de l’homme. Pour lui, tout ce qui existe a une même origine et provient de la Volonté. Tout a donc une essence identique. Pourtant, le fait d’ajouter l’adjectif  « métaphysique » particularise l’homme et l’éloigne de la bestialité. Chez lui apparaît la raison qui permet de réfléchir et de se demander ce qu’il est. La métaphysique est en effet une partie de la philosophie qui s’interroge sur des questions concernant le transcendant( ce qui est séparé de notre monde), sur les principes de notre monde au-delà des sciences particulières. C’est donc un mouvement vers le haut, un regard qui se détache de la terre pour s’élever à l’origine et aux principes.

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