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Sujet : Sénèque, De la colère, préambule

colère Sénèque préambule Sénèque Sénèque, De la colère -livre I, préambule "Souvent, dira-t-on, l'homme s'irrite non contre des gens qui lui ont fait tort, mais qui doivent lui en faire, preuve que la colère ne vient pas uniquement de l'offense." Oui, sans doute, le pressentiment du mal irrite ; mais c'est que l'intention est déjà une injure, et que la méditer, c'est l'avoir commise. On dit encore : "La colère n'est point un désir de vengeance, puisque fréquemment les plus faibles la ressentent contre les plus forts ; peuvent-ils prétendre à des représailles qu'ils n'espèrent même pas ?" Mais d'abord par colère, nous entendons le désir, et non la faculté de se venger; or, on désire même ce qu'on ne peut. Est-il en outre si humble mortel qui n'espère, avec quelque raison, tirer satisfaction de l'homme le plus puissant ? On est toujours assez puissant pour nuire. La définition d'Aristote n'est pas bien éloignée de la nôtre ; car il dit que la colère est le désir de rendre mal pour mal. Il serait trop long de faire ressortir en détail en quoi cette définition diffère de la nôtre. On objecte à toutes deux que les brutes ont leur colère, et cela sans être attaquées, sans idée de punir ou de causer aucune peine ; car le mal qu'elles font, elles ne le méditent pas. Il faut répondre que l'animal, que tout, excepté l'homme, est étranger à la colère ; car, quoique ennemie de la raison, elle ne naît pourtant que chez des êtres capables de raison. Les bêtes ont de l'impétuosité, de la rage, dela férocité, de la fougue ; mais elles ne connaissent pas plus la colère que la luxure, bien que pour certains plaisirs elles aient moins de retenue que l'homme. Ne croyez pas le poète qui dit : "Le sanglier a perdu sa colère ; le cerf ne se fie plus à sa course légère ; et, dans leurs brusques assauts, les ours ne songent plus à s'élancer sur les troupeaux de boeufs." Il appelle colère l'élan, la violence du choc : or, la brute ne sait pas plus se mettre en colère que pardonner ; les animaux muets sont étrangers aux passions de l'homme ; ils n'ont que des impulsions qui y ressemblent. Autrement, qu'il y ait chez eux de l'amour, il y aura de la haine ; l'amitié supposera l'inimitié, et les dissensions, la concorde : toutes choses dont ils offrent bien quelques traces, mais le bien et le mal appartiennent en propre au coeur humain. À l'homme seul furent donnés la prévoyance, le discernement, la pensée ; nos vertus et nos vices même sont interdits aux animaux, dont l'intérieur, non moins que les dehors, diffèrent absolument de nous. Ils ont, c'est vrai, cette faculté souveraine, autrement dite principe moteur, comme ils ont une voix, mais inarticulée, embarrassée, incapable de former des mots ; comme ils ont une langue, mais enchaînée et inhabile aux inflexions variées de la nôtre ; de même ce principe moteur est chez eux à peine éclairé, à peine ébauché. Il perçoit la vue et l'apparence de ce qui excite leurs mouvements, mais cette vue est trouble et confuse. De là la violence de leurs transports, de leur attaques ; mais rien qui soit appréhension, souci, tristesse ni colère : ils n'en ont que les semblants. Aussi leur ardeur tombe bien vite et passe à l'état opposé : après le plus furieux carnage, comme après la plus vive frayeur, ils paissent tranquillement, et aux frémissements, aux agitations de la rage succèdent à l'instant le repos et le sommeil.
   Sénèque §  Ce texte extrait de De la colère de Sénèque propose une définition de la colère qui prend comme point de départ les conceptions communes (« on dit » de la colère. Rectifiant ces conceptions, Sénèque parvient à donner une définition de la colère comme désir illimité propre aux hommes et les distinguant par là des animaux. §  Le texte prend alors une autre tournure et fait de son objet propre la caractérisation de la différence entre l'homme et les animaux, faisant de la raison et des passions ce qui distingue l'homme. §  Sénèque s'attache alors à distinguer l'instinct animal de la passion humaine, le texte étant ainsi aussi bien une définition de l'homme que de l'animal. Le comportement de l'animal ressemble ainsi au notre mais il ne lui est pas identique, de sorte qu'il n'est pas possible d'appliquer la colère aux animaux. §  La colère est donc cette passion proprement humaine, et les animaux n'ont qu'un instinct d'ardeur qui n'est pas motivé. Le fondement de la distinction entre l'homme et l'animal tient alors au fait que l'animal n'est pas doué de raison. §  Se pose alors le problème suivant : comme Sénèque parvient-il, à travers une définition de la colère comme trait spécifiquement humain, à établir une distinction spécifique entre l'homme et l'animal ?
préambule   colère I)                  La définition de la colère comme désir. II)               La colère comme trait spécifiquement humain.

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  • Patricia35607 le 03/08/2009 à 03H22
  • marine959 le 19/03/2009 à 19H18
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