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Sujet : Spinoza: autorité souveraine et pacte social

autorité Spinoza souveraine Spinoza S'il était aussi facile de commander aux âmes qu'aux langues, il n'y aurait aucun souverain qui ne régnât en sécurité et il n'y aurait pas de gouvernement violent, car chacun vivrait selon la complexion des détenteurs du pouvoir et ne jugerait que d'après leurs décrets du vrai ou du faux, du bien ou du mal, du juste ou de l'inique. Mais, (...) cela ne peut être ; il ne peut se faire que l'âme d'un homme appartienne entièrement à un autre ; personne en effet ne peut transférer à un autre, ni être contraint d'abandonner son droit naturel ou sa faculté de faire de sa raison un libre usage et de juger de toutes choses. Ce gouvernement par suite est tenu pour violent, qui prétend dominer sur les âmes, et une majesté souveraine paraît agir injustement contre ses sujets et usurper leur droit, quand elle veut prescrire à chacun ce qu'il doit admettre comme vrai ou rejeter comme faux, et aussi quelles opinions doivent émouvoir son âme de dévotion envers Dieu : car ces choses sont du droit propre de chacun, un droit dont personne, le voulût-il, ne peut se dessaisir. Spinoza.
pacte social  Spinoza
  • indications pour la compréhension du texte

• Selon la complexion : selon le bon vouloir.
• L'autorité souveraine se fonde sur un pacte social provoquant un transfert de souveraineté : « La souveraineté absolue dont jouit l'individu naturel passe aux mains de la souveraine Puissance, qui détient désormais le droit naturel de tous dans l'État » (J. Préposiet, Spinoza et la liberté des hommes). Cependant « aucun individu ne pourra jamais transférer sa puissance — ni son droit par conséquent — au point de cesser d'être un homme » (Spinoza, Traité théologi-co-politique, XVII. Le texte proposé ici est tiré, lui, du chap. XX). Or « l'essence de l'homme est constituée (...) par les modes du penser » (Éthique, II, prop. XI, dém.). Ainsi l'homme ne saurait transférer son droit de penser, ni aucune autorité le lui contester. « En d'autres termes, chaque individu a bien renoncé à son droit d'agir selon son propre vouloir, mais il n'a rien aliéné de son droit de raisonner, ni de juger » (T.T.P., XX).
• « Faire un libre usage de sa raison » c'est donc l'exercer dans le cadre d'une libre nécessité, puisque selon Spinoza « est libre la chose qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée » (Lettre 58, à Schuller). Ainsi la liberté ne situe pas « dans un libre décret, mais dans une libre nécessité ».
• L'autorité souveraine ne pouvant supprimer la liberté de penser, elle doit en conséquence, sous peine de troubles, garantir la liberté d'expression (cf. sujets suivants).

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