Baruch SPINOZA

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Sujet : Baruch SPINOZA

Baruch SPINOZA

SPINOZA Baruch  Baruch Si la constitution naturelle des hommes leur faisait désirer avec le plus d'ardeur ce qui tend à leur plus haut intérêt, toute intervention expresse, en vue de faire régner la concorde et la bonne foi, serait superflue. Mais telle n'est pas la pente habituelle de la nature humaine, on le sait. l'État doit donc être organisé nécessairement de manière que tous, gouvernants et gouvernés (qu'ils agissent de bon ou de mauvais gré) n'en mettent pas moins leur conduite au service du salut général. En d'autres termes, il faut que tous, par force et par nécessité si ce n'est spontanément, soient contraints de vivre selon la discipline de la raison. Pour que ce résultat soit atteint, le fonctionnement de l'État sera réglé de telle sorte, qu'aucune affaire important au salut général ne soit jamais confiée à un seul individu, présumé de bonne foi. Car l'homme le plus vigilant est cependant assujetti au sommeil, par intervalles, le plus fort et le plus inébranlable est sujet à faiblir ou à se laisser vaincre, aux moments précis ou il aurait besoin de la plus grande énergie. Nul puisqu'il en est ainsi, ne serait assez sot pour exiger d'un semblable une conduite, qu'il sait ne pouvoir s'imposer à soi-même : à savoir exiger que cet autre soit plus vigilant pour le compte d'autrui que pour le sien, qu'il ne cède ni à la cupidité, ni à l'envie, ni à l'ambition, alors que justement il est exposé chaque jour à l'assaut de tels sentiments. Baruch SPINOZA
   Baruch

Dans ce texte de philosophie politique, Spinoza se livre à un exercice de justification. L’Etat doit être organisé de façon à ce qu’aucun n’entrave, par sa qualité de gouvernant ou de gouverné, l’intérêt général. C’est, parfois, contre la nature même de l’homme que cet Etat sera organisé : parce que nos intérêts particuliers commandent notre action, il faudra trouver un moyen pour infléchir notre tendance égoïste, et nous obliger à servir le bien commun. Ce moyen, ce pourra être la force. Seulement, nous verrons que notre texte ne nous délivre que de minces indices concernant l’application de celle-ci ; nous verrons enfin combien Spinoza se montre prudent dans les charges qu’il faut confier au pouvoir souverain.

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  • Anthoony54 le 03/05/2011 à 03H14
  • mathh le 09/02/2011 à 09H19
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