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Mais la principale différence qui est entre les plaisirs du corps et ceux de l'esprit consiste en ce que, le corps étant sujet à un changement perpétuel, et même sa conservation et son bien-être dépendant de ce changement, tous les plaisirs qui le regardent ne durent guère ; car ils ne procèdent que de l'acquisition de quelque chose qui est utile au corps, au moment qu'on les reçoit, et sitôt qu'elle cesse de lui être utile, ils cessent aussi, au lieu que les plaisirs de l'âme peuvent être immortels comme elle, pourvu qu'ils aient un fondement si solide que ni la connaissance de la vérité ni aucune fausse persuasion ne le détruisent.
Au reste, le vrai usage de notre raison pour la conduite de la vie ne consiste qu'à examiner et considérer sans passion la valeur de toutes les perfections, tant du corps que de l'esprit, qui peuvent être acquises par notre conduite, afin qu'étant ordinairement obligés de nous priver de quelques-unes pour avoir les autres, nous choisissions toujours les meilleures. Et parce que celles du corps sont les moindres, on peut dire généralement que, sans elles, il y a moyen de se rendre heureux. Toutefois, je ne suis point d'opinion qu'on les doive entièrement mépriser, ni même qu'on doive s'exempter d'avoir des passions ; il suffit qu'on les rende sujettes à la raison, et lorsqu'on les a ainsi apprivoisées, elles sont quelquefois d'autant plus utiles qu'elles penchent vers l'excès.
René DESCARTES, Lettre à Elisabeth du ler septembre 1645.
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« On peut généralement nommer passions toutes les pensées qui sont [...] excitées en l'âme sans le secours de sa volonté. » Descartes, Lettre à Elisabeth, 6 oct. 1645.
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« Tout ce qui n'est point action est passion. » Descartes, Lettre à Elisabeth, 6 oct. 1645.
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Il n'y a personne qui ne désire se rendre heureux; mais plusieurs n'en savent pas le moyen. Correspondance, à Elisabeth, 1er septembre 1645 Descartes, René
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"Il suffit que notre conscience nous témoigne que nous n'avons jamais manqué de résolution et de vertu, pour exécuter toutes les choses que nous avons jugé être les meilleures, et ainsi la vertu seule est suffisante pour nous rendre contents en cette vie." Descartes, Lettre à Elisabeth, 4 Août 1645.
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"Mais souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu'elles ne sont." Descartes, Lettre à Elisabeth, premier septembre 1645.
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Il n'y a personne qui ne désire se rendre heureux; mais plusieurs n'en savent pas le moyen.
[ Correspondance, à Elisabeth, 1er septembre 1645 ]
Descartes, René
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Je ne suis point d'opinion ... qu'on doive s'exempter d'avoir des passions; il suffit qu'on les rende sujettes à la raison, et lorsqu'on les a ainsi apprivoisées, elles sont quelquefois d'autant plus utiles qu'elles penchent plus vers l'excès.
[ Correspondance, à Elisabeth, 1er septembre 1645 ]
Descartes, René
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La cause la plus ordinaire de la fièvre lente est la tristesse.
[ Correspondance, à Elisabeth, 18 mai 1645 ]
Descartes, René
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La constitution de notre nature est telle que notre esprit a besoin de beaucoup de relâche afin qu'il puisse employer utilement quelques moments en la recherche de la vérité, et qu'il s'assoupirait au lieu de se polir s'il s'appliquait trop à l'étude.
[ Correspondance, à Elisabeth, 6 octobre 1645 ]
Descartes, René
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Je ne suis point d'opinion ... qu'on doive s'exempter d'avoir des passions; il suffit qu'on les rende sujettes à la raison, et lorsqu'on les a ainsi apprivoisées, elles sont quelquefois d'autant plus utiles qu'elles penchent plus vers l'excès. Correspondance, à Elisabeth, 1er septembre 1645 Descartes, René
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La cause la plus ordinaire de la fièvre lente est la tristesse. Correspondance, à Elisabeth, 18 mai 1645 Descartes, René
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La constitution de notre nature est telle que notre esprit a besoin de beaucoup de relâche afin qu'il puisse employer utilement quelques moments en la recherche de la vérité, et qu'il s'assoupirait au lieu de se polir s'il s'appliquait trop à l'étude. Correspondance, à Elisabeth, 6 octobre 1645 Descartes, René
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