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En suivant l'étymologie latine (cum-scire : avec savoir), on peut dire qu'être conscient c'est non pas seulement savoir mais aussi savoir que l'on sait : je vois l'arbre qui est en face de moi et je sais que je le vois. Il n'y a donc d'objet que pour un sujet : l'objectivité est le corrélat de la subjectivité.B....
Ainsi chez Descartes, la conscience est un sujet qui se réfléchit lui-même en dehors du monde, à côté des choses. C'est en niant le monde que la conscience se découvre. Elle se pose dans la réflexion comme nature simple, absolue. Elle jaillit directement et immédiatement dans sa résistance à tous les efforts du doute. Chez Bergson la conscience...
Les lapsus, les rêves, les désirs révèlent d'autres aspects de ma personnalité. Les passions comme la colère, l'amour, la jalousie transforment ma perception du monde en valorisant ou dévalorisant leur objet. L'ignorance empêche également d'être conscient de la portée de ses actes. Par exemple, les médecins du XIXème siècle ignorant l'existence des microbes infectaient leurs patients. On peut dire que cette « inconscience » leur...
en morale. 6. - Utilité : a) Caractère de ce qui est utile. b) (Écon.) Importance que le sujet attribue à un bien disponible en quantité limitée ; cette utilité est supposée diminuer à proportion de l'augmentation des unités du bien qui sont consommées ; par définition, on appelle utilité marginale* l'utilité de la dernière unité de bien...
Peut-on le laisser accéder au statut de conscience au même titre que les hommes ? De par l'essence de la conscience, a-t-on le droit d'attribuer à 'animal une conscience ? Y a-t-il des raisons pour, ne pas lui admettre ce statut ? Mais si on ne peut le lui admettre, pourquoi parle-t-on du droit des animaux ? Aux deux...
Bien plus que de dépendre de la nature, il dépend de la volonté divine dont il est la création. «Loin de ramener l'homme à la nature, conçue comme l'état d'innocence originaire, la société établit un ordre infiniment supérieur à elle.» Martial Guéroult L'homme est radicalement distinct des autres êtres. «Nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.» Descartes, Discours de...
Elle n'est pas être une boite fermée mais au contraire, pour reprendre la métaphore de Sartre (interprétant Heidegger) l'ouverture d'une fenêtre sur le monde. Cette perspective nous offre peut-être la possibilité de pénétrer dans la conscience d'autrui. Il faut donc se demander en quoi consiste précisément cette ouverture au monde. L'homme ou, en termes heideggériens, le dasein (l'être-là) possède...
Mais alors il semble que dans toute action il y ait cette part d'aveuglement. Sait-on jamais ce que l'on fait ? Il n'est donc pas seulement question de connaissance, de savoir, du pouvoir de la raison, mais des rapports entre la conscience et l'action. Est-on toujours conscient, des risques, mais aussi de tous les tenants, de nos actes...
Ce qui est en jeu, pour Alain, c'est un conflit sans cesse recommencé entre les passions (l'inconscient) et la raison (le conscient), ou, plus simplement encore, entre le corps et l'esprit. Les partisans de l'inconscient estiment sans doute que les signes qui viennent du corps sont des pensées qui méritent d'être interprétées ; pour les tenants du rationalisme,...
Mais l'embarras de la raison apparaît avec une évidence particulière lorsque le métaphysicien essaie de concevoir le monde dans son unité (cosmologie rationnelle) car ici on peut également démontrer le pour et le contre (démontrer que le monde a eu un commencement, car « l'infini en arrière est impossible ») et qu'il n'a pas eu de commencement car la raison...
D'abord, parce que l'art s'est émancipé de la représentation : la peinture avec le cubisme par exemple ne se contente plus de représenter la réalité telle qu'elle apparaît. La poésie même ne consiste plus en un récit qui "imiterait" une action (voir à l'opposé la conception d'Aristote). Ensuite, parce que, en même temps qu'il s'émancipait de la représentation,...
Tout changement possède un caractère irréductible, définitif. Le temps nous fait découvrir ainsi notre impuissance : la temporalité échappe à nos prises. Je ne recommencerai pas ce qui fut. Le passé se donne à nous comme ordre qui s'impose et que nous ne saurions effacer. Comment n'en serions-nous pas prisonniers ? Si l'espace est marque de ma puissance,...
Ne puis-je considérer comme beau que ce qui me plaît ? N'y a-t-il pas une beauté qui pourrait être fondée sur le monstrueux, sur ce qui peut choquer, et même sur le mauvais goût (voir l'art moderne par exemple) ? Il est question de l'importance de la culture, de l'éducation du goût, d'une adéquation à une norme. On...
Mais nous ne connaissons les autres ni par la science (la connaissance cartésienne) ni par le sentiment immédiat (la conscience) de leur ressemblance. Seule la lutte pour la reconnaissance, et une lutte à mort, fondera ma liberté. De cette lutte je sortirai libre et reconnu ou esclave et aliéné (j'appartiendrai à un autre). II. La conscience du sujet se...
Cette identité n'est pas un objet, elle est ce qui est saisie par une conscience. La personne est ce sur quoi la conscience a une prise. En ce sens, la personne est ce qui « existe », et la personne se connaît elle-même comme existante, mais elle n'est pas un « objet », parce que cette identité est une plus de l'ordre d'une...
Dans la société communiste pourront émerger de nouvelles tensions ou de nouvelles contradictions, évidemment fort éloignées de celles que nous connaissons dans le régime de propriété privée des moyens de production. B. - Discussion. Quelles que soient leurs différences d'inspiration, toutes ces doctrines reposent sur un prétendu «réalisme », d'allure tantôt positiviste (Maurras), tantôt explicitement matérialiste (Hobbes, Lénine), qui...
Il me semble que c'est une garantie de ma liberté. L'analyse de Brochard semble se rapprocher d'une analyse de Descartes (4e méditation : du vrai et du faux) : « Tout jugement, dit Descartes, comporte deux facteurs : une connaissance qui est une donnée de l'entendement, d'une part, et d'autre part l'adhésion le notre volonté, laquelle est infinie et...
.). Son domaine est celui de la pensée. * Il en résulte que la vérité du philosophe n'est pas forcément démontrable ni expérimentable. Il faut ici souligner les différences entre la méthode scientifique (l'expérience), la quête d'érudition, et la démarche philosophique. Ainsi, le consensus est un critère important de vérité pour le savant : une vérité est reconnue comme telle lorsque...
Cela orientera la philosophie moderne a concevoir la liberté comme capacité morale de se déterminer en suivant la raison et non les passions. Être libre reviendrait alors à agir raisonnablement sans être influencé par mes passions. Ainsi on peut avoir l'impression de faire ce que l'on veut alors que nos actes sont dictés par un pur déterminisme, un produit de...
Autrement dit, la conscience de soi serait impossible dans un monde où autrui n'existerait pas. Si la conscience est mouvement et retour à soi-même à partir de l'être autre, elle ne peut d'abord l'être que par la négation de l'autre. Autrement dit, la relation à autrui se présente d'emblée comme une affaire de conflit. Le « moi » de l'enfant, par...
La philosophie essaie, tente, de rendre compte de ce qui est. C'est-à-dire de l'expliquer. Soit simplement en en énonçant les mécanisme, soit en essayant d'en donner le sens. On en arrivera ainsi à des questions dites métaphysiques : « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » (Leibniz). Enfin, si la philosophie, selon Platon, commence par l'aveu de l'ignorance, son but est...
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